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vendredi 18 mai 2012

Le SAI au Laos pour préparer la future signature de la CLH



"Jeudi 10 mai 2012, un séminaire portant sur la protection de l’enfance et l’adoption internationale, financé par le ministère français des Affaires étrangères et européennes, a réuni une cinquantaine de participants au Lao Plaza de Vientiane.
Cet évènement a été organisé par le Service de l’Adoption internationale du ministère français des Affaires étrangères et européennes et l’Ambassade de France au Laos, conjointement avec le ministère laotien de la Justice et la représentation de l’UNICEF au Laos.
De nombreux ministères laotiens, notamment les ministères de la Justice, du Travail et des Affaires Sociales, des Affaires étrangères, de la Santé et de la Sécurité publique, étaient représentés, ainsi que des organisations non gouvernementales.
La délégation française, conduite par Mme Edith Sudre, magistrate et adjoint de l’Ambassadeur en charge de l’adoption internationale, et Mme Marie-Anne Bloch, magistrate et chef du bureau « Veille juridique, contrôle des procédures et visas d’adoption » au Service de l’Adoption internationale, a présenté les principes de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale. Le Dr Fanny Cohen-Herlem, pédopsychiatre au SAI, a détaillé les différents modes de prise en charge des enfants privés de famille.
Le ministère laotien de la Justice a présenté le projet de décret en cours de rédaction sur les critères régissant l’adoption internationale au Laos. Mme Kirsten Di Martino, Responsable de la Protection de l’enfance (UNICEF) a exposé le rôle de l’Unicef en matière de protection de l’enfance.

Le séminaire a été l’occasion d’échanges constructifs destinés à nourrir la réflexion des autorités locales sur les dispositions à mettre en place pour améliorer la prise en charge des enfants privés de famille et envisager à terme une ratification par le Laos de la convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.
En résumé, le SAI en action suite à la suspension toutes les adoptions internationales en début d'année par le Laos,  sachant qu'elles étaient principalement en démarche individuelle...  (voir les statistiques ici)

Source: AmbafranceLaos,
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mardi 3 mai 2011

"L'intérêt supérieur de l'enfant" selon le commissaire européen des droits de l'Homme


Le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, a publié le 28 avril dernier un document thématique consacré à l’adoption des enfants, envisagée sous l’angle des droits de l'homme.
Le Commissaire aux droits de l'homme est "une institution indépendante et non judiciaire, dont la mission est de promouvoir la prise de conscience et le respect des droits de l'homme dans les 47 Etats du Conseil de l'Europe"
Un communiqué de presse alléchant intitulé "L’adoption doit toujours servir l’intérêt supérieur de l’enfant" a donc été publié pour présenter le rapport rédigé sur l'adoption en Europe, et notamment l'adoption internationale, dans lequel figurent 12 recommandations. 
Rien de bien novateur cependant, que ce soit en termes d'adoption domestique ou d'adoption internationale... Même si la proposition numéro numéro 4 insiste sur la nécessité de "veiller à ce que des programmes adéquats soient en place pour préparer les futurs 
parents adoptifs et que des structures de soutien appropriées et accessibles soient disponibles pour eux et pour leur enfant dans la phase post-adoption, pour minimiser tout risque de rupture dans la relation d'adoption": si les COCA existent en France, les programmes de préparation sont actuellement toujours inexistants, contrairement à ce qui se passe dans nombre de pays européens.  
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vendredi 17 décembre 2010

Le VietNam signe la Convention de la Haye

Le 7 décembre dernier ," l'ambassadeur du Vietnam aux Pays-Bas, Huynh Minh Chinh, a signé la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale, au siège du ministère néerlandais des Affaires étrangères, en présence de Gerald Limbourg, Chef de la Division des traités dans le cadre du ministère néerlandais, et les représentants du ministère vietnamien de la Justice.
Parallèlement à la Loi sur l'adoption qui entrera en vigueur le 1er janvier 2011, la signature par le Vietnam de cette Convention crée un cadre juridique synchronique et régit l'adoption par des Vietnamiens et étrangers.
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vendredi 1 mai 2009

Rama Yade & Nadine Morano au Sénat pour un débat sur l'adoption

Le 28 avril, un débat sur l'adoption au Sénat a eu lieu, en préalable à l'examen du projet de loi.
Les sénateurs Auguste Cazalet,Paul Blanc et Albéric de Montgolfier ont présenté leur rapport sur l'AFA (cf mon post du 10 mars 2009) et rappelé les points à améliorer pour l'AFA:
- incapacité à accompagner financièrement les familles du fait de son statut
- manque de notoriété internationale
- nécessité pour l'Autorité centrale de définir une stratégie globale de l'adoption internationale
- nombre insuffisant d'adoptions réalisées

D'autres sénateurs ont aussi souligné le problème des candidatures multiples et de validité des agréments; tous ont soulignés l'intérêt supérieur de l'enfant, bien sûr.

Le projet de loi proposé par N Morano et R Yade ne comporte cependant qu'un seul article sur l'AFA ( article 4):
- missions de conseils de l'AFA à l'attention des adoptants
- possibilité de l'AFA de mener des projets de coopération avec des orphelinats
- habilitation générale de l'institution dans les pays d'origine et non plus dans les seuls États signataires de la convention de La Haye

Le projet de loi fait également obligation, pour le titulaire de l'agrément, de confirmer chaque année son projet d'adoption, ce qui est plutôt une bonne chose pour éviter le traitement de dossiers finalement abandonnés.

Les autres articles portent visisblement sur une généralisation plus importante de l'adoption simple, principalement pour augmenter le nombre d'adoption des pupilles, mais aussi pour l'international (récrire l'article 350 du code civil)
Je suis surprise qu'un sénateur puisse dire qu'il y très peu de différences entre adoption simple et plénière, alors que juridiquement (et notamment en droit de la famille) , la différence est énorme!
Et je ne me vois pas adopter de cette façon là... c'est un tout autre projet, puisque les liens de filiation avec la famille d'origine sont maintenus (au moins juridiquement)!

N Morano a ensuite présenté le plan d'action qui accompagne ce projet de loi, portant principalement sur les points suivants:
- étendre le dispositif consultations de conseil et d'orientation pour l'adoption à toute la France (15 aujourd'hui) -
- mettre en place un système d'information afin que les familles qui disposent d'un agrément puissent adopter des pupilles que l'on qualifie « d'enfants à particularité »
- mise en place du site internet le 1er avril sur l'adoption
- mis een place d'un comité interministériel ( s'est tenu pour la première fois le 6 février dernier) chargé du suivi de la réforme
- renforcer la tutelle de l'État, sur le plan financier mais également l'implication de ses représentants au conseil d'administration de l'AFA
- signer une convention d'objectifs et de gestion (COG) triennale dans les prochaines semaines:
* définir une stratégie d'action dans les pays d'origine
* améliorer le suivi des procédures d'adoption
* optimiser l'information et la communication sur l'adoption internationale
* aider les adoptants à mieux connaître l'avancement de leur dossier
* renforcer l'accompagnement de ces derniers en France et à l'étranger
* renforcer le suivi par les correspondants locaux de la procédure d'adoption dans le pays d'origine
* professionnaliser les correspondants de l'AFA
* financer sur son budget propre des micro-projets de coopération avec les orphelinats, attendus par certains pays d'origine.
* possibilité d'une intermédiation financière de l'AFA entre les parents adoptifs et les opérateurs dans le pays d'origine
* vérifier la validité des agréments: mesure de caducité avec mise en demeure préalable, lorsque les titulaires ne confirment pas leur agrément chaque année, comme ils le doivent

Enfin, une excellente intervention de Rama Yade:
- depuis la parution du décret du 14 avril, il existe désormais, au sein du ministère des affaires étrangères, un service de l'adoption internationale, dirigé par l'ambassadeur chargé de l'adoption internationale, M. Monchau, qui travaille déjà sur :

* Etude d'un projet de système d'information unique entre les ministères, les ambassades et l'agence
* renforcement de la politique de coopération avec les OAA en les associant systématiquement à la définition de la « stratégie-pays » et en les incitant à se regrouper, via un mécanisme financier incitatif doté d'une enveloppe de 300 000 euros
* définition d'un programme de formation pour les personnels diplomatiques, dont bénéficieront pour la première fois 15 agents dès les 18 et 19 mai
* participation à la rédaction de la convention d'objectifs et de gestion de I'AFA qui sera examinée par le conseil d'administration de l'agence dans les prochaines semaines
* contribution au site internet gouvernemental sur l'adoption,
* rapprochement de la conférence de La Haye de droit international privé et d'autres pays afin de redonner à la France sa place dans l'adoption internationale.
"Après huit mois, l'organisation institutionnelle de l'adoption internationale a donc considérablement évolué."
L'AFA doit donc:
- renouer le dialogue avec les associations de familles adoptantes et les OAA

- intervenir dans tous les pays, et non dans les seuls États signataires de la convention
- avec la notion qui lui est rattachée de « pays qui répondent le mieux au projet », mieux orienter les familles en n'étant pas tenue par une stricte obligation de neutralité
- comme les OAA, mener des actions dans les trois pays que sont le Népal, l'Éthiopie et le Vietnam, qui exigent une contrepartie humanitaire, sous le strict contrôle de l'autorité centrale

L'autorité centrale dispose de deux outils:
- le Fonds de coopération doté de 3 milliards pour 2009, dont 2 pour les pays situés dans la zone de solidarité prioritaire pris sur le Fonds social de développement et 1 pour les autres pris sur les crédits centraux du ministère. L'utilisation de ces crédits dédiés à la coopération, dont 300 000 euros pour les OAA, sera décidée en liaison avec nos ambassades.
- le réseau des volontaires de la protection de l'enfancelancé en juillet dernier
* huit d'entre eux sont désormais en ambassade, principalement en Asie et en Afrique
* avant la fin de l'année, l'objectif est de déployer 20 volontaires dont la mission sera, au sein des ambassades, de concrétiser notre nouvelle approche de l'adoption internationale.
" Ils n'ont pas vocation à se substituer aux agents consulaires mais assisteront les ambassades dans l'évaluation des opérateurs et l'accueil des familles ; à ce titre, ils pourront bénéficier de financements de la coopération. J'attends qu'ils fassent la preuve de notre nouvelle approche de l'adoption, fondée sur le respect et l'application des principes de la convention de la Haye."


Comme le dit Rama Yade "l'enjeu se situe désormais sur le terrain, là où se décide la place donnée aux candidatures françaises"


En espérant que toutes ces orientations se traduisent concrètement avec notamment:
- l'arrivée d'un volontaire en Thaïlande
- renouer des liens entre l'AFA et le DSDW
- faire avancer nos dossiers !

A suivre donc...

Source: senat.fr

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dimanche 26 avril 2009

Attente

Voilà de quoi relativiser!!
C'est long, pénible et "prise de tête" d'attendre, pour nous ...mais pour les enfants, ce temps d'attente est bien pire....
Le site Quebecadoption.net publie un article sur l'attente d'apparentement ... du point de vue des enfants
" Dans les pays d’origine comme dans les pays d’accueil, on justifie les longs délais pour les placer en disant viser leur intérêt. Mais, l’intérêt supérieur de l’enfant est-ce de passer des semaines, des mois, des années en orphelinat, le temps que les adultes s’entendent sur son adoptabilité ou n’est-ce pas plutôt de lui trouver une famille adéquate dans les plus brefs délais afin qu’il souffre moins ? Le temps d’attente a des conséquences beaucoup plus graves chez un enfant que chez un adulte. C’est toute la structure de son être qui est fissurée et qui ne pourra jamais être réparée tout à fait.
Comment réduire le temps d’attente pour les enfants, ce qui serait leur véritable intérêt, tout en respectant avoir pris toutes les mesures nécessaires pour les faire adopter dans leur propre famille, ou dans leur pays d’origine ? Cette question doit être débattue en toute partialité dans l’intérêt réel de l’enfant, car les ravages du temps d’attente peuvent lui être beaucoup plus nocifs que l’adoption internationale."


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