Affichage des articles dont le libellé est inondations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est inondations. Afficher tous les articles

mardi 10 janvier 2012

Une jolie série de reportages... sur la Thaïlande

Je prends plaisir à partager ici avec vous une une série de trois reportages sonores sur la Thaïlanded'Alain Lewkowicz et Rafik Zenine, écoutés sur FranceCulture, dans l'émission "sur les docks" cette semaine.
Une approche de la Thaïlande en trois parties: une sur les Chemises Rouges, une autre sur les "ladyboys" et enfin une dernière sur les "bodysnatchers". Un parti pris volontaire pour découvrir la Thaïlande au-delà des clichés habituels, avec des prises de sons qui reflètent parfaitement l'atmosphère thaïe, tout en conservant l'aspect extrêmmement touchants de certains témoignages....Mon préféré, le deuxième volet sur les ladyboys, dans un reportage qui cherche vraiment à comprendre l'approche particulière qu'a la société thaïlandaise de cette particularité.

Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 14 novembre 2011

Bangkok: le niveau de l'eau commence à diminuer, mais le ras-le-bol gagne les habitants

Enfin de meilleures nouvelles pour Bangkok: "le niveau de l'eau commence à reculer dans le centre de Bangkok, qui devrait échapper aux inondations massives qui ont frappé certains quartiers périphériques et des provinces situées au nord de la capitale thaïlandaise.
Les services thaïlandais de prévention des catastrophes ont annoncé lundi que les inondations avaient fait 562 morts depuis la fin du mois de juillet. Vingt-deux des 77 provinces du pays restent à ce jour concernées. A Bangkok, la situation demeure préoccupante sur la rive ouest de la rivière Chao Phraya, dont la cote augmente du fait des grandes marées en provenance du Golfe de Thaïlande."
"Dans les quartiers de la capitale qui n’ont pas été affectés par les inondations, l’eau potable est de retour sur les rayons des supermarchés mais est encore rationnée. Le système ferroviaire souterrain fonctionne, et ce même dans les zones inondées.Les vendeurs de nourriture étaient de retour dans les rues et les magasins de nouilles ou les salons de coiffure ont pu rouvrir leur enseigne cette semaine."



"Un photographe de l'AFP a constaté que l'eau avait baissé d'un mètre environ en 48 heures, dans des quartiers du nord et de l'est de la ville, où les bateaux n'étaient plus utilisables.Mais un effort long et douloureux était encore demandé aux résidents de plusieurs districts englués dans une eau noirâtre aussi inhospitalière que dangereuse pour la santé publique.

" Une brèche dans une digue qui protège des inondations le centre de Bangkok a été ouverte par des habitants à bout de nerfs, contraints de vivre dans l'eau alors que le centre-ville restait à sec. Des résidents du district de Don Mueang, dans le nord de la mégalopole, ont percé une digue longue de 15 kilomètres pour faire baisser le niveau d'eau. Un responsable de la police locale a indiqué à l'AFP qu'un trou peu profond mais de sept mètres de large avait été percé ces derniers jours. Mais la brèche a été encore élargie d'un mètre dimanche par une centaine de manifestants.
Les autorités devaient tenter de la combler malgré l'opposition des manifestants, qui "ont dit que si le gouvernement réparait la brèche, ils bloqueraient l'autoroute", a indiqué le colonel de police Rangsan Praditphol, en précisant que la situation était calme dans la matinée.
Le mur, composé notamment de sacs de sable de 2 tonnes chacun spécialement conçus pour lutter contre le désastre, est considéré comme un outil majeur pour la défense du centre commercial et financier de la ville, que le pouvoir a réussi à ménager depuis le début de la crise."


"Certaines régions du nord du pays, désormais à sec, ont pendant ce temps-là commencé le grand nettoyage, notamment la province d'Ayutthaya qui abrite des temples séculaires ainsi que plusieurs zones industrielles.
La Premier ministre Yingluck Shinawatra a demandé aux sinistrés de ne pas perdre patience, dans des déclarations publiées sur sa page Facebook. "Restez unis alors que nous progressons dans cette crise", a-t-elle écrit. "Le gouvernement fait de son mieux pour régler les problèmes au plus vite".
Le second aéroport de la capitale, affecté aux vols intérieurs et situé dans le district de Don Mueang, est fermé depuis trois semaines. Les opérations de pompage devaient débuter mardi mais la réhabilitation du site pourrait prendre un mois, selon le patron des Aéroports de Thaïlande (AOT), le général Sumet Phomanee. D'ici deux semaines, les routes principales de Bangkok seront au sec"


De son côté," le Roi Bhumibol Adulyadej, 83 ans, est en convalescence après avoir souffert d'une hémorragie interne susceptible d'avoir été induite par le stress à la suite de la crise des inondations du pays, a déclaré la Princesse Chulabhorn, sa fille cadette. Le Roi,  hospitalisé depuis plus de deux ans, s'est trouvé récemment en état de choc et est tombé inconscient," a dit la princesse aux victimes des inondations dans un centre d'évacuation dans la province de Nonthaburi, au nord de Bangkok."Cela a montré que sa majesté est préoccupée par son peuple, qui sont comme ses enfants», a dit Chulabhorn, à la télévision vendredi soir."

Sources: 20Minutes, Libération, AsiaOneRelax, AsiaOne, ActualitésNewsEnvironnement, AsiaOne, LeFigaro
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 10 novembre 2011

Happy Loy Krathong!

Aujourd'hui la Thaïlande célèbre Loy Krathong. Cette fête traditionnelle est l’occasion habituellement pour les habitants du royaume de rendre hommage à Phra Mae Khongkha la déesse de la rivière, notamment en déposant sur des cours d’eaux de petits bateaux ornés de bougies et de fleurs nommés Krathongs.
Cette année toutefois, le festival Loy Krathong prend une tournure particulière en raison des inondations que subit le pays: L’Autorité métropolitaine de Bangkok (BMA) a demandé aux habitants de Bangkok de ne pas déposer  les Krathongs, sur les cours d’eaux et les canaux de la capitale, du fait des risques d'incendie, d'électrocution, mais aussi du fait d'un amoncellement des Krathong qui augmenterait encore les quelques 3 millions de tonnes déchets déjà charriés par les inondations ( et )
En revanche, Chiang Mai, la 2ème ville du pays qui est, elle, "au sec",  s'y prépare déjà depuis plusieurs jours avec la cérémonie boudhiste de l'envol des lampions Khom Fai  à MaeJo le 29 octobre dernier  (ici) et le défilé  des lanternes géantes mardi dernier (photo et voir aussi la page FB du ChiangMaiMail ).
Ce festival culmine ce soir avec le dépôt des krathong sur l'eau dans tout le pays, sauf à Bangkok donc, en hommage à la déesse de l'eau Phra Mae Khongkha afin qu'elle emporte avec elle les malheurs de l'année écoulée, à l'aube de ce nouveau cycle qui démarre avec la fin de la saison des pluies. Cette année, des boîtes de dons ont été mises en place pour aider les victimes des inondations (ici).


Edit: et ici, les photos des célébrations à l'orphelinat situé tout près de Chiang Mai, Vieng Ping Babie's home


Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 29 octobre 2011

Bangkok: l'exode

Parfois, quelques images valent plus et mieux que de longs discours...Cloué au sol dans l'eau qui ne cesse de monter, cet appareil est posé sur la piste d'atterrissage de l'aéroport de Don Muang...
"Une mégapole totalement inondée, c'est malheureusement ce qui se prépare à Bangkok. L'exode a commencé pour de nombreux habitants qui fuient la capitale devant la montée des eaux.
Les situations sont très variées. Dans les quartiers nord de la capitale il y a un mètre, voire deux mètres d’eau, jusqu’au marché du week-end Chatuchak, un lieu fameux pour les touristes. En revanche à l’ouest,  la vieille ville de Bangkok est en partie inondée, mais avec des hauteurs qui ne dépassent pas trente centimètres. Et d’autres quartiers, comme les quartiers les plus centraux, sont eux, totalement à sec."
«Le déferlement de 1,2 milliard de mètres cubes d'eau, soit le volume de 480.000 piscines olympiques, va coïncider avec les grandes marées.Le sort de Bangkok repose sur ses digues : «Si toutes cèdent, la totalité de la ville sera inondée. Autre réjouissance: Bangkok devrait macérer dans ces eaux fétides durant un mois avant qu'elles ne puissent être évacuées vers la mer. Vu le cocktail de virus qui y prospèrent, la santé de millions d'individus est menacée... Cinquante mille soldats ont été réquisitionnés pour aider aux évacuations. À court de produits de base, les supermarchés rationnent les achats. Dans l'angoisse, tout le monde fait des stocks, et la demande en eau, riz et conserves a été multipliée par dix..."



Sources: RFI, LeFigaro
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 28 octobre 2011

Thaïlande: 5 jours de congés pour faire face aux inondations


"Les  autorités thaïlandaises ont déclaré cinq jours de congés ce mardi, pour permettre aux 12 millions d'habitants de la capitale de faire face aux inondations, au moment où l'aéroport national était gagné par les eaux et abandonné par les compagnies aériennes: fermeture des services publics et des écoles de jeudi à lundi inclus dans 21 provinces dont la mégalopole. La perspective de grandes marées imminentes accentue sensiblement les craintes du gouvernement." 
Du coup, depuis hier, c'est l'exode: la population fuit la ville () et cherche à se réfugier en province. "Ceux qui restent dans la capitale doivent sans cesse écouter les dernières informations diffusées par les autorités de la ville, les quartiers inondés, bouclés, évacués… La tension monte, car on sent que la situation peut devenir encore plus chaotique. » (ici)« Les autorités ont appelé la population à faire bouillir l’eau du robinet car elle n’est plus totalement saine . Se déplacer est devenu une épreuve de force pour éviter les quartiers inondés et les autres, les magasins ont leurs rayons vidés et les approvisionnements ne peuvent plus se faire facilement. »
Et les problèmes sanitaires apparaissent...entre électrocution, risques d'épidémies et noyade. Sans compter la possible rencontre avec des animaux peu recommandables: "les autorités ont appelé les résidents proches des fleuves à se méfier des serpents, qui pullulent à Bangkok et dont certains sont dangereux. Et une récompense de 1.000 bahts (25 euros) a été offerte pour tout crocodile capturé, après qu'une centaine de carnassiers se soient échappés de fermes d'élevage.Les photos de capture de reptiles, parfois longs de deux mètres, ont fait la une des journaux. Mais aucune attaque sur un humain n'a pour l'heure été répertoriée". (là)

Quant aux touristes, ils sont désormais  priés de ne plus arriver: "Pour les voyageurs, il convient d’éviter autant que possible d’entrer dans Bangkok et de privilégier les vols de correspondance intérieure, du fait des perturbations que pourrait engendrer l’inondation de certaines zones" dit le site de l'Ambassade de France ici.

Le tout, sur fond de batailles rangées...politiques !
Cela fait déjà plusieurs jours que la tension est palpable: d'abord entre Yingluck et le gouverneur de Bangkok, M. Sukhumbhand (dans l'opposition) qui n'a pas hésité à dire (ici): "“Please listen to me and me alone. I will say when we should evacuate. Please believe me and only me. Don’t believe others."

Ensuite entre Yingluck et ses ministres: "le pouvoir ne parvenait pas à faire taire les rumeurs de conflit et de dysfonctionnements entre le cabinet Yingluck, l'opposition démocrate auquel appartient le gouverneur de Bangkok, et l'armée. Un porte-parole de la marine américaine a déclaré lundi que les Etats-Unis avaient rappelé plusieurs navires de guerres envoyés au large de la Thaïlande, suite à des messages contradictoires." No comment...

Et enfin, entre Yingluck et l'armée, ce qui fait renaître les rumeurs de coup d'état.
"Devant les errements du gouvernement de Yingluck Shinawatra face à la catastrophe, l'opposition réclame la déclaration de l'état d'urgence, ce qui donnerait toute autorité aux gradés. (...) Les adversaires du premier ministre utiliseraient les intempéries - qui ont tué 350 personnes et paralysé une bonne partie de l'économie - à des fins poli­tiques. Ils empêcheraient une réponse coordonnée du gouvernement pour saper sa crédibilité, explique-t-on dans l'entourage de Yingluck Shinawatra."
« L’opinion publique en général estime que le gouvernement, installé seulement depuis deux mois, gère au mieux de ses moyens la situation, analyse Surapol Pinpol, journaliste indépendante. Mais si une bonne partie de la population est prête à lui accorder le bénéfice du doute, le camp politique opposé tire à boulets rouges sur Yingluck..."

En bref, ce week-end est décisif à tous points de vue !

Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 23 octobre 2011

Inondations: comment aider les orphelinats thaïlandais?

Les quartiers nord et est de Bangkok sont touchés par les inondations massives, comme les quartiers Rangsit Pathum Thani, et Don Muang, où se trouve l'aéroport domestique. Les centres de secours sont pleins ().
Or, plusieurs orphelinats se trouvent dans ces banlieues, comme ceux de Rangsit, Pakkred et Phayathai (voir la page FB ici). La photo ci-joint illustre les environs immédiats de l'orphelinat de Phayathai, dont les bâtiments ont heureusement plusieurs étages dans lesquels les enfants ont pu être mis à l'abri, comme dans l'ensemble des orphelinats de Bangkok.
Ce dimanche, l'hypercentre de Bangkok est encore au sec (voir ici), ainsi que l'aéroport international de Suvarnabhumi. Et en fin de semaine dernière, le DSDW continuait à travailler, à tenir les boards comme prévu et à envoyer des mails. Mais pour combien de temps? 
La presse annonce en effet l'inondation imminente du centre de Bangkok (voir ici) et des difficultés majeures mardi, pour accéder à son lieu de travail après ce week-end prolongé en Thaïlande. Difficulté que les collaborateurs du DSDW, pour l'instant au sec, vont également avoir, sans compter leur situation personnelle... 
Nous ne savons pas dans quel orphelinat notre (nos) futur(s) enfant(s) se trouve(nt), mais la situation est vraiment catastrophique, bouleversante et angoissante... même si elle est visiblement sous contrôle dans les orphelinats, pour l'instant.  
Il s'agit vraiment d'une catastrophe majeure, qui va durer  encore un bon mois et demi, selon le gouvernement (). Et l'OMS s'inquiète à juste titre des conséquences sur la santé des populations touchées, car il continue de faire chaud... (video ici)
La Thaïlande a  accepté l'aide de l'ONU...
En contact avec le DSDW, l'association Racines Thaïlandaises collecte des fonds pour venir en aide aux orphelinats de Bangkok. Les dons feront l'objet d'un reçu fiscal et seront déductibles fiscalement pour les donateurs. Pour plus d'informations, n'hesitez pas à contacter l'association  à l'adresse suivante racinesthailandaises@yahoo.fr  et à vous rendre sur son site, , où vous trouverez les coordonnées pour adresser vos dons. Vous vous en doutez, notre chèque part demain... On compte sur vous !

Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 20 octobre 2011

Bangkok se résout à être inondée

"Bangkok ne luttera plus. Menacée par les eaux qui ont déjà inondé les banlieues du nord et de l’est, tentant depuis deux semaines de se protéger au moyen de kilomètres de digues faites de sacs de sable, elle se laissera bientôt envahir par l’eau. Les autorités thaïlandaises ont en effet décidé d’ouvrir toutes les écluses de la capitale pour permettre l’évacuation des eaux vers la mer. «On ne peut pas bloquer l’eau indéfiniment (…). Plus nous la bloquons, plus l’eau monte», a déclaré la première ministre Yingluck Shinawatra.
Les 200 écluses que compte Bangkok régulent les quelque 2000 kilomètres de cours d’eau et canaux d’une mégalopole de 12 millions d’habitants. Leur ouverture risque de créer des inondations, mais il n’y a pas d’autre issue que celle-ci pour ôter la pression sur le nord et l’est de la ville (...) L’eau devrait surtout passer à travers la partie est de Bangkok; elle atteindrait le canal de Rangsit, à la limite nord de la ville, dans la nuit de jeudi à vendredi. 
L’annonce du gouvernement a aussitôt provoqué une ruée des habitants vers les supermarchés où les réserves d’eau étaient souvent déjà épuisées. Des bouchons – plus que d’habitude – se sont formés en raison de gens qui fuyaient les zones exposées, selon le Bangkok Post.

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 15 octobre 2011

Inondations: panique sur Bangkok

"Bangkok, capitale de 12 millions d'habitants, lutte d'arrache-pied ce jour pour se protéger des pires inondations dans le royaume depuis des décennies, espérant encore épargner complètement le centre-ville et l'aéroport international; une immense zone au nord et à l'est de la mégalopole est noyée depuis déjà plusieurs jours, par endroit sous plusieurs mètres d'eau.
Des sacs de sable ont été empilés les uns sur les autres le long des canaux et du fleuve Chao Praya, et les autorités ont réussi à combler une brèche dans une digue au nord de la ville, dont l'ouverture jeudi avait provoqué la panique pendant quelques heures, sur fond de déclarations contradictoires des autorités."
"Devant la crue phénoménale annoncée pour le 16 octobre, la capitale thaïlandaise tente de s'organiser. Dans l'urgence, la municipalité monte des remparts sur les berges du fleuve, autour de l'aéroport, met en place des ponts temporaires, positionne ses puissantes motopompes, creuse des canaux. Dans les quartiers résidentiels, on élève des fortins devant sa porte d'entrée, on stocke le riz et l'eau potable, on cherche des barques. Tout Bangkok implore la clémence de la déesse des eaux tout en se racontant des histoires pour se faire peur: une centaine de crocodiles se seraient échappés d'une ferme inondée, les morsures de serpents seraient déjà en recrudescence.

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 8 octobre 2011

Mousson meurtrière en Thailande

Une tempête tropicale et les pluies intenses apportées par la mousson ont durement frappé la Thaïlande, pourtant habituée aux pluies saisonnières à cette époque de l'année.
Les inondations ont démarré dans le nord du pays à Chiang Mai, qui est déjà en décrue (voir ici) et se sont poursuivies ces derniers jours dans la province d'Ayuthaya (voir ), dont  les célèbres temples classés au Patrimoine mondial de l'Unesco se trouvent sous 1.50 mètre d'eau.
L'eau se rapproche désormais dangereusement de Bangkok, qui est clairement menacée pour la semaine prochaine (voir ici et ): "Pour la seconde fois en un an, Bangkok est menacée par des inondations dont l'intensité semble s'accentuer au fil des années, à chaque fin de mousson. Nouvelle première ministre, Yingluck Shinawatra, nommée le 5 août, est intervenue à la télévision, vendredi 7 octobre, pour prévenir que la situation avait atteint un "niveau critique" et que ces inondations sont les "plus graves depuis des décennies". Mais le pire est sans doute à venir: après avoir ravagé trente des 76 provinces du royaume, occasionné la mort de 252 personnes et provoqué des dégâts estimés à 2,5 milliards d'euros, les eaux pourraient envahir certaines parties de la capitale à partir du 15 octobre. Déjà, au nord de la mégapole d'une dizaine de millions d'habitants, des maisons, des routes et des usines sont inondées."
Au milieu de ces infos désastreuses, je ne résiste pas à partager avec vous deux perles qui m'ont fait sourire... quelque soit la thématique, les réactions des Thaïs me surprennent, leur approche est décidément  bien différente !
" Cinq hélicoptères ont commencé à distribuer des médicaments et d'autres biens de première nécessité fournis par le ministère de la Santé publique, dans la province centrale de Lop Buri, qui a été sévèrement inondée. La Thaïlande a ajouté mercredi des préservatifs aux autres fournitures de santé d'urgence aux victimes de ses pires inondations depuis des décennies, pour empêcher une hausse redoutée de grossesses non désirées: "les bénévoles locaux nous ont dit que les villageois n'ont rien à faire pendant les inondations, afin d'éviter un baby-boom, nous avons ajouté des préservatifs en plus" a précisé un fonctionnaire de l'Institut médical d'urgence de la Thaïlande à l'AFP."
Enfin, comme tous les journaux le disent, la gestion de cette catastrophe majeure étant un test pour la nouvelle Premier Ministre, eh bien, ses services communication n'ont rien trouvé de mieux que d'éditer de nouvelles affiches avec le numéro d'urgence:

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 5 avril 2011

Négociations sur le climat à Bangkok... pendant que le Sud reste inondé

Un nouveau round de négociations sur le réchauffement climatique s’est ouvert sous l’égide des Nations unies ce dimanche 3 avril dans la capitale thaïlandaise Bangkok, alors que le grand sud de la Thaïlande est confronté à des "inondations monstres inhabituelles en cette saison, dans lesquelles au moins 45 personnes ont péri, quelque 200 000 foyers sont affectés, 20 000 personnes ont été évacuées et un millier d'autres secourues par hélicoptère (soit des dégâts d'ores et déjà estimés à 1,5 milliard de bahts [35 millions d'euros])".
La réunion vise à détailler les objectifs fixés à Cancun au Mexique. Le but est par exemple d'établir des mécanismes concrets et efficaces pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Selon RFI, "cette rencontre, qui réunit les délégués de près de 200 pays, se déroule dans l’ombre de la crise nucléaire au Japon. L’impact de la situation à la centrale de Fukushima sur les négociations climatiques est multiple. 

Le discours du vice-ministre japonais de l’Environnement, présent aux négociations de Bangkok, était particulièrement attendu. Hideki Minamikawa est resté prudent, mais il a tout de même laissé entendre que la crise nucléaire frappant son pays pourrait affecter la politique énergétique japonaise. La question du rôle du Japon et de l’énergie nucléaire est présente dans tous les esprits à Bangkok. La remise en cause de programmes nucléaires par certains pays, comme l’Allemagne et la Suisse, laisse craindre un recours aux centrales thermiques et une recrudescence des émissions de gaz carbonique. Et ce, à un moment où les pays développés sont déjà bien en peine de respecter leurs objectifs de réduction d’émissions. Autre conséquence : la difficulté du Japon, gros contributeur, à continuer de financer au même niveau la lutte contre le réchauffement climatique. Pour certaines ONG, comme Greenpeace, la crise nucléaire présente au contraire une opportunité : celle de se tourner de manière résolue vers les énergies renouvelables. L’alternative n’est pas, insiste Greenpeace, entre le risque nucléaire et les dangers du réchauffement climatique."







Sources: CourrierInternational, RFI, Thailandefr, AFP,  
 
Rendez-vous sur Hellocoton !