Aujourd'hui principalement des articles de fond, pour essayer d'analyser les conséquences des évènements des derniers jours ...
Globalement, le calme "institutionnel" reste précaire et la situation politique fragile ...
Selon le monde.fr, "au nord-est de la Thaïlande, dans l'Isan, l'opposition promet de continuer la lutte". Le journal dresse le portrait de "Vichaï, 28 ans aurait bien voulu se rendre à Bangkok pour manifester aux côtés des "chemises rouges", les manifestants antigouvernementaux qui ont choisi, mardi 14 avril, de lever le siège de Government House à Bangkok, alors que la situation devenait de plus en plus incontrôlable. Mais voilà, sa femme l'en a empêché, et puis, il y a eu de nombreux morts parmi les manifestants. Etil en est persuadé, c'est pour l'instant étouffé."
Vichai se dit attristé, mais est certain que "ce n'est pas fini". "Et la prochaine fois, j'irai !", dit-il. Mukdahan est dans l'Isan, la région du nord-est de la Thaïlande, la plus vaste, la plus peuplée, mais aussi la plus pauvre. Les "chemises rouges" y sont très populaires
Pour Vichai, les choses sont simples : sous Thaksin, il a obtenu un prêt du gouvernement d'un million de baths (15 000 euros) pour monter une petite affaire de pisciculture. Il vend ses poissons au marché de Mukdahan. Longtemps endormie, la bourgade prospère depuis qu'un pont la relie au Laos, un projet dont on crédite aussi l'ex-premier ministre parmi les communautés besogneuses de Vietnamiens et de Laotiens de seconde génération du centre-ville.
Vichai, paysan de souche thaïlandaise, a aussi accès à des soins médicaux pour 30 baths grâce à une carte d'assuré. Alors, quand aux dernières élections les démocrates lui ont proposé 1 000 baths pour sa voix - l'achat des votes par les différents camps dans les campagnes thaïlandaises est généralisé -, il les a empochés, mais n'a pas voté pour eux. "Sous Thaksin, on nous écoutait. Les "chemises jaunes" ne pensent qu'aux gens de Bangkok et des provinces du Sud", dit-il. "
Sur slate.fr , un article de fond qui explicite la rupture entre les "rouges" et les "jaunes"
"Que représentent ces «chemises rouges», leur couleur de ralliement? Elles sont regroupées au sein d'un mouvement extraparlementaire intitulé Front uni de la démocratie contre la dictature (UDD). Le plus gros contingent est encore formé par les partisans d'un ancien premier ministre, Thaksin Shinawatra, renversé en septembre 2006 par un coup d'état.
Lors de son passage au gouvernement (2001-2006), Thaksin a instauré la santé quasi-gratuite et accordé au monde rural de larges crédits (en général bien utilisés) ainsi que des reports de dettes. Que Thaksin soit un autocrate, peu soucieux du respect des libertés et qui s'est rempli les poches au passage, n'affecte apparemment pas l'adulation que lui portent des masses rurales, dans le nord et le nord-est du royaume. Un deuxième contingent de l'UDD regroupe des gens qui réclament davantage de justice sociale et une répartition plus égale des revenus, arguments d'autant plus pertinents que le pays, comme beaucoup d'autres, se retrouve en récession.
Chassés du pouvoir par un coup d'Etat, les partisans de Thaksin y sont revenus lors des élections de décembre 2007. Mais ils se sont retrouvés face à une barrière «jaune», la couleur adoptée par l'Alliance populaire pour la démocratie (PAD), autre mouvement extraparlementaire qui revendique la défense de la monarchie et a disposé, en 2008, de nombreux appuis parmi les milieux d'affaires, les élites traditionnelles et l'armée.
De mai à novembre 2008, la PAD a tenu le haut du pavé, allant jusqu'à occuper pendant trois mois Government House et pendant six jours les deux aéroports de Bangkok, paralysant ainsi l'économie et, surtout, bloquant sur place jusqu'à trois cent mille étrangers (le tourisme représente de 6% à 7% du PIB (Produit intérieur brut) thaïlandais et deux millions d'emplois). Ils n'ont décampé que lorsqu'une Cour a démis le Premier ministre du moment, un beau-frère de Thaksin. Dans la foulée, moyennant de rudes négociations, avec l'aide des militaires, pour obtenir des défections dans le camp de Thaksin, une nouvelle majorité parlementaire a été formée autour d'Abhisit, l'actuel premier ministre.
Anticipant une condamnation pour corruption prononcée en octobre 2008, Thaksin s'était exilé deux mois auparavant. Dans l'impossibilité de défaire la majorité d'Abhisit, il a s'est résolu à organiser les manifestations amorcées fin mars. Mais, dans un pays où le pouvoir manque de transparence, les «rouges» ont surestimé leur main. Si Thaksin, ancien officier de police, dispose encore de complicités dans son ancien corps, c'est visiblement moins le cas parmi les militaires. En outre, les «rouges» ont commis des excès, retournant contre eux des habitants de Bangkok. «Nous ne contrôlons pas les gens et les femmes dans les rues», a déclaré le 14 avril à une radio australienne, Jakrapob Penkair, l'un des dirigeants de l'UDD, pour expliquer la décision d'arrêter les frais. Cette bataille-là était donc perdue.
Les dommages sont énormes. Abhisit a triomphé de sa première épreuve. Mais il fait toujours face à l'aigreur tenace d'une partie de la population qui s'estime bernée. Entre les «jaunes», traités jusqu'ici avec tolérance, et les «rouges», le Premier ministre doit éviter le deux poids, deux mesures. En outre, pour avoir préconisé un régime semi électif afin de réduire la voix des masses rurales, les «jaunes» ont contribué à entretenir la colère de paysans ou de provinciaux qui veulent conserver la part de pouvoir acquise au tournant du siècle. La fracture est durable. Enfin, l'image de la Thaïlande en a pris un nouveau coup. "
"Optimiste ou pessimiste, là n'est pas la question. L'important est d'être déterminé" - L'histoire de notre adoption en Thaïlande...
mercredi 15 avril 2009
mardi 14 avril 2009
ouf !
Ca y est ! le calme est revenu. Pour combien de temps? Les opposants se sont rendus, mais les arrestations ont aussi démarré.
L'état d'urgence est maintenu à Bangkok
A priori, des habitants excédés des quartiers concernés, ont aidé la police ...
Et les ex-manifestants se détendent en jouant au foot...
Et deux jours de fête de plus ont été décrétés pour Songkran...
Un tour d 'horizon des articles de presse publiés ce jour ...
La fin des manifs
"Bangkok est retournée tout doucement à la normale, durant l'après-midi du mardi 14 avril, après une nuit de troubles qui menaçaient sérieusement de dégénérer.
Encerclés par l'armée, les "chemises rouges", les manifestants antigouvernementaux retranchés à Government House, le siège du gouvernement, ont mis un terme, en début d'après midi, à l'occupation du quartier qu'ils bloquaient par des barricades depuis trois semaines. Accompagnés par leurs partisans et des journalistes, les leaders du mouvement se sont rendus eux-mêmes au siège de la police métropolitaine"
la suite ici - le monde.fr
Les arrestations
"Un mandat d'arrêt a été émis ce mardi contre l'ancien Premier ministre en exil Thaksin et trois des dirigeants du mouvement de ces derniers jours ont été inculpés.
En Thaïlande, les «chemises jaunes» contre-attaquent. Ce mardi, des mandats d’arrêt ont été émis contre l’ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra et trois leaders du mouvement antigouvernemental ont été inculpés.
«Thaksin et ses alliés ont été inculpés par un tribunal pour rassemblement illégal de plus de dix personnes, menace de violence et atteinte à la paix civile, ce qui est passible de cinq ans de prison», indique le mandat d’arrêt contre l’ancien homme fort en exil, renversé par des généraux royalistes en 2006.
Les dirigeants de l'opposition «à l’isolement dans un camp militaire»?
Thaksin est également accusé d’avoir incité des personnes à violer la loi et à provoquer des désordres, ce qui est passible de sept ans de prison, précise le mandat. L’homme d’affaires avait déjà été condamné en octobre dernier à deux ans de prison pour corruption. En mai 2007, il avait été interdit d’activités politiques pendant cinq ans par un tribunal nommé par la junte qui l’avait renversé.
Les dirigeants des «chemises rouges» ont, eux, été inculpés par la police pour entrave à la circulation, incitation à la désobéissance et rassemblement illégal de plus de dix personnes, a indiqué l’un de ces leaders, Nattawut Saikur, depuis le commissariat. La police «a reconnu qu’elle voulait nous conduire à l’isolement dans un camp militaire», a-t-il expliqué, mais leurs avocats tentent d’obtenir que ce soit la police qui soit chargée de l’enquête.
Les manifestations des «chemises jaunes» avaient culminé en novembre avec l’occupation pendant huit jours des deux aéroports de Bangkok, un blocus qui a coûté des milliards d’euros à la Thaïlande. Jusqu’ici, aucun leader des «chemises jaunes» n’a été inculpé."
(source: Libération.fr)
Les suites
Les "chemises rouges", regroupées dans le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD), devraient désormais tenter de tirer profit dans l'opinion d'un dénouement qui renforce leur sentiment d'injustice. "Les "jaunes" ont pu faire le siège du Government House pendant trois mois sans que l'armée n'intervienne, puis ils ont paralysé l'aéroport de Bangkok sans qu'il y ait des arrestations. A l'inverse, l'un des chefs de la manifestation des "rouges" à Pattaya (qui a abouti à l'annulation d'un sommet régional, le 11 avril) a immédiatement été arrêté", analyse Arnaud Leveau, directeur adjoint de l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC) à Bangkok.
"Les "chemises rouges" dénoncent aussi le fait que la Constitution de 1997 n'a pas été rétablie après le coup d'État de 2006, qui a donné plus de poids à l'armée et réduit les libertés civiles. Ils pensent aussi que le gouvernement de l'actuel premier ministre Abhisit Vejjajiva ne dispose pas d'une légitimité populaire puisqu'il a été désigné par le Parlement à la suite d'un revirement d'alliances, estime le chercheur. Surtout, on se retrouve dans une situation où le mouvement d'opposition politique qu'ils représentent est systématiquement décapité, puisqu'après le Thai Rak Thai, le parti de Thaksin, chacun des partis créés depuis est interdit, et ses dirigeants déclarés inéligibles pour cinq ans... Cette situation risque donc de pousser les "chemises rouges" à une radicalisation." (source: lemonde.fr)
CHRONOLOGIE
UNE CRISE INSTITUTIONNELLE ET POLITIQUE
23 décembre 2007
Victoire aux élections législatives de Samak Sundaravej, allié de l'ex-premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, renversé par les militaires en 2006.
25 mai 2008
Début de la mobilisation d'une coalition des nationalistes et de royalistes hostiles à MM. Thaksin et Samak.
17 septembre
Somchai Wongsawat, beau-frère de Thaksin Shinawatra, remplace le premier ministre Samak.
2 décembre
La Cour constitutionnelle ordonne la dissolution du parti pro-Thaksin.
15 décembre
Abhisit Vejjajiva, chef de l'opposition, est désigné premier ministre par le Parlement.
26 mars 2009
Début de la mobilisation des partisans de M. Thaksin pour de nouvelles élections.
Source : leMonde.Fr
et aussi Bangkokpost
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lundi 13 avril 2009
Happy Songkran (สงกรานต์) !

Malgré tout, aujourdh'ui en Thaïlande, c'est Songkran, le nouvel an thaï et ça se souhiate comme ça: Suk San Wan Pee Mai - Wan Songkran !Le nouvel an bouddhique ou fête de l'eau est l’une des fêtes les plus importantes de Thaïlande puisqu’elle marque le début de l’année d’après le calendrier lunaire. les festivités durent trois jour, le jour le plus important étant aujourdhui!
"La première journée est en principe celle du grand ménage de printemps : on nettoie la maison, puis tout le monde prend un bain "d'eau lustrale" et met des vêtements neufs. Les fidèles vont dans les temples pour écouter des discours sur le Dharma (la Loi Universelle).
Le deuxième jour, on prépare un repas en offrande aux moines et à la défunte parenté. Dans la cour des temples, de petites pagodes de sable sont élevées et décorées de fleurs et de drapeaux : elles peuvent symboliser la maison d’une vie future.
Le matin du troisième jour (selon les provinces) on ouvre la cage aux oiseaux, on remet les poissons à la rivière et on asperge d'eau bénite et parfumée les images du Bouddha ainsi que la tête et les paumes des membres de la famille. L’idée sous-jacente est de laver les péchés de l’année écoulée, et de se purifier. L'hommage aux aînés est une part importante du rituel. Cela s'accompagne de cadeaux, en général des étoffes offertes par les plus jeunes à leurs aînés, et ceux-ci bénissent leurs cadets en échange. Des statues du Bouddha sont convoyées en procession sur des véhicules et aspergées par la foule. En milieu de matinée, toutes les villes et les villages sont le théâtre de batailles rangées à coups de seaux et de fusils à eaux."
La journée est ainsi placée sous le signe de l'eau; elle commence par une visite au temple le matin , pour rendre hommage aux ancêtres, puis des fêtes ont lieu un peu partout , on l'on s'asperge d'eau , dans les rues!
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Affrontements violents à Bangkok

La situation s'est encore dégradée ce lundi. Le gouverneur de la province de BKK a annulé toutes les festivités liées à Songkran, et de violents affrontements ont eu lieu .
"Ces affrontements, dont le bilan est provisoire, ont éclaté à l'aube près du carrefour Din Daeng à Bangkok occupé par des manifestants et que des militaires ont tenté de dégager. Les heurts s'y poursuivaient lundi à 13h00 locales (06h00 GMT).
Les protestataires ont notamment foncé à bord d'un autobus sur des soldats qui ont riposté en tirant plusieurs rafales d'armes automatiques, apparemment en l'air, selon des journalistes de l'AFP sur place.
Le directeur du centre médical de Bangkok a fait état d'au moins soixante-dix-sept blessés, dont dix-neuf pris en charge par les hôpitaux. Quatre personnes présentent des blessures par balles – deux civils et deux militaires. Les soldats sont intervenus à plusieurs reprises contre des groupes de manifestants afin de dégager le carrefour, qui commande l'accès au nord de la ville, alors que de nombreux habitants s'apprêtent à partir pour les congés du Nouvel An thaïlandais, qui s'étalent sur trois jours.
"Ces affrontements, dont le bilan est provisoire, ont éclaté à l'aube près du carrefour Din Daeng à Bangkok occupé par des manifestants et que des militaires ont tenté de dégager. Les heurts s'y poursuivaient lundi à 13h00 locales (06h00 GMT).
Les protestataires ont notamment foncé à bord d'un autobus sur des soldats qui ont riposté en tirant plusieurs rafales d'armes automatiques, apparemment en l'air, selon des journalistes de l'AFP sur place.
Le directeur du centre médical de Bangkok a fait état d'au moins soixante-dix-sept blessés, dont dix-neuf pris en charge par les hôpitaux. Quatre personnes présentent des blessures par balles – deux civils et deux militaires. Les soldats sont intervenus à plusieurs reprises contre des groupes de manifestants afin de dégager le carrefour, qui commande l'accès au nord de la ville, alors que de nombreux habitants s'apprêtent à partir pour les congés du Nouvel An thaïlandais, qui s'étalent sur trois jours.
En début de matinée, des policiers à motocyclette faisaient la navette entre militaires et manifestants, jouant le rôle de médiateurs. Face aux canons à eau de l'armée, les manifestants ont aspergé la chaussée d'essence et menaçent d'y mettre le feu. Ils ont également pris six autobus dont ils se sont servis pour créer un barrage. Dans le même temps, à quatre kilomètres de ce carrefour, environ vingt mille "chemises rouges" étaient toujours regroupées devant le siège du gouvernement.
C'est la première fois que l'armée thaïlandaise emploie la force contre les protestataires depuis la proclamation dimanche de l'état d'urgence dans la capitale thaïlandaise.
"Dans les prochaines heures, plusieurs mesures seront prises pour assurer la sécurité des grands ports, aéroports et infrastructures majeures", a par ailleurs déclaré le porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn.
Les autorités ne sont toutefois pas intervenu pour déloger quelque 10.000 opposants qui, selon la police, ont campé pendant la nuit autour du siège du gouvernement.
La capitale thaïlandaise devait en principe célébrer lundi la fête de Songkran au cours de laquelle la foule s'asperge à l'aide de pistolets à eau. Mais peu de fêtards étaient visibles dans les rues, de nombreux magasins sont restés fermés et d'autres imposaient des contrôles de sécurité à l'entrée.
"Dans les prochaines heures, plusieurs mesures seront prises pour assurer la sécurité des grands ports, aéroports et infrastructures majeures", a par ailleurs déclaré le porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn.
Les autorités ne sont toutefois pas intervenu pour déloger quelque 10.000 opposants qui, selon la police, ont campé pendant la nuit autour du siège du gouvernement.
La capitale thaïlandaise devait en principe célébrer lundi la fête de Songkran au cours de laquelle la foule s'asperge à l'aide de pistolets à eau. Mais peu de fêtards étaient visibles dans les rues, de nombreux magasins sont restés fermés et d'autres imposaient des contrôles de sécurité à l'entrée.
C'est la troisième fois en moins de huit mois que les autorités imposent l'état d'urgence dans la région de Bangkok.
M. Thaksin, qui est resté en contact téléphonique toute la nuit avec ses partisans, a déclaré que le moment était idéal pour se soulever contre le gouvernement. Il a réitéré ses appels à une "révolution du peuple", ajoutant qu'il se tenait prêt à revenir en Thaïlande pour conduire le peuple contre un éventuel coup d'Etat. La Thaïlande a connu dix-huit coups d'Etat depuis 1932 et un nouveau putsch pourrait survenir en cas d'effusion de sang dans les rues."
sources: Orange.fr, Lemonde.fr; libération.fr, lefigaro.fr
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dimanche 12 avril 2009
Inquiétudes liées à la situation politique en Thaïlande
Les conséquences de cette enième crise politique - ou de cette crise politique qui n'en finit plus de durer, sont assez difficiles à cerner , notamment en termes d'impact sur le traitement de nos dossiers d'adoption.
Selon l'AFA, la crise de cet hiver n'avait pas eu d'impact, les ministères avaient continué à tarvailler , seules les familles devant se rendre sur place avaient dû décaler leurs déplacements , ou prolonger leur séjour, du fait de la fermeture de l'aéroport de Suvarnabhumi.
Autant les manifs qui bloquent régulièrement la circulation ne sont pas catastrophiques - en dehors du fait que ça empêche les thaïs de se rendre à leur boulot... comme vendredi dernier, du coup déclaré jour de fête! (ce WE est de toute façon férié, car lundi, c'est Songkran, nouvel an thaï)
Autant l'état d'urgence dans la capitale, c'est autre chose ... Un nouveau coup d'état se profile-t-il, en vue de protéger le Roi, comme en 2006?
Le risque que la Thaïlande suspende temporairement les adoptions existe-t-il? je n'ai pour l'instant trouvé aucun info là-dessus....
Selon l'AFA, la crise de cet hiver n'avait pas eu d'impact, les ministères avaient continué à tarvailler , seules les familles devant se rendre sur place avaient dû décaler leurs déplacements , ou prolonger leur séjour, du fait de la fermeture de l'aéroport de Suvarnabhumi.
Autant les manifs qui bloquent régulièrement la circulation ne sont pas catastrophiques - en dehors du fait que ça empêche les thaïs de se rendre à leur boulot... comme vendredi dernier, du coup déclaré jour de fête! (ce WE est de toute façon férié, car lundi, c'est Songkran, nouvel an thaï)
Autant l'état d'urgence dans la capitale, c'est autre chose ... Un nouveau coup d'état se profile-t-il, en vue de protéger le Roi, comme en 2006?
Le risque que la Thaïlande suspende temporairement les adoptions existe-t-il? je n'ai pour l'instant trouvé aucun info là-dessus....
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Etat d'urgence à Bangkok et dans les environs
Des soldats armés ont commencé à se déployer dimanche dans Bangkok après la proclamation de l'état d'urgence dans la capitale thaïlandaise et ses environs où des manifestations antigouvernementales se poursuivent, selon un porte-parole militaire.Des éléments de l'armée, de la marine et des forces aériennes ont été déployés à une cinquantaine d'endroits dans Bangkok pour assurer la sécurité des bâtiments publics, a déclaré à l'AFP le colonel Sunsern Kaewkumnerd, porte-parole de l'armée.Les militaires "sont armés", a-t-il dit.
L'état d'urgence donne des pouvoirs accrus aux forces de sécurité et les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits.
L'annulation du sommet de l'Asean à Pattaya, samedi, après que des manifestants ont pénétré dans le complexe hôtelier où se déroulait la réunion: un échec retentissant pour le premier ministre Abhisit Vejjajiva qui a promis, dimanche 12 avril, de rétablir l'ordre et d'engager des poursuites contre les personnes responsables de l'annulation du sommet.
Le gouvernement a décrété l'état d'urgence dimanche à Bangkok, selon une annonce lue à la télévision d'Etat. Et la police a interpellé Arismun Pongreungrong, chanteur populaire thalandais et leader des mouvements de protestation anti-gouvernementale.
Bangkok Post, cliquer ici
Mais ces annonces risquent d'être insuffisantes : dimanche, dans la journée, une cinquantaine de manifestants anti-gouvernementaux ont réussi à pénétrer dans les locaux du ministère de l'intérieur à Bangkok, où se trouvait le premier ministre. Selon une chaine de télévision locale, ce dernier a réussi à prendre la fuite en voiture. Des coups de feu ont été tirés dimanche autour du ministère. Dans le même temps, des soldats armés ont commencé à se déployer dans la ville, selon un porte-parole militaire. Selon la police, les manifestants se sont emparés d'un char de l'armée dans les rues de Bangkok.
Quatre premiers ministres se sont succédés en quinze mois dans le pays, au rythme de manifestations monstres. Depuis le 26 mars, le mouvement des "chemises rouges" campe autour du siège du gouvernement. Mercredi, il avait accentué la pression sur M. Abhisit en rassemblant plus de 100 000 personnes dans les rues de la capitale.
Thaksin Shinawatra, 59 ans, ancien homme fort de la Thaïlande renversé par des généraux royalistes en 2006, s'est enfui à l'étranger pour échapper à une condamnation pour corruption dans son pays. Homme d'affaires controversé, il reste toutefois populaire, en particulier dans les régions rurales du nord.
Abhisit Vejjajiva, 44 ans, est devenu Premier ministre le 15 décembre à la faveur d'un renversement d'alliance parlementaire. Les "chemises rouges" l'accusent d'être une "marionnette" de l'armée et de certains conseillers du roi.
La Thaïlande s'enfonce chaque jour un peu plus dans la crise politique.
Sources: lemonde.fr; orange.fr; yahoo.fr; Bangkokpost.com
Zones déconseillées dans Bangkok au 6 avril 2009 selon le Quai d'Orsay- cliquer ici
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samedi 11 avril 2009
Le sommet de Pattaya annulé
La crise politique thailandaise vient de connaître un nouvel épisode. Samedi, le sommet asiatique de Pattaya, a été reporté sine die et l'état d'urgence décrété dans la ville et ses alentours.Le complexe hôtelier de luxe surplombant le golfe de Thaïlande, où le sommet avait débuté vendredi, a été pris d'assaut par des manifestants dans une atmosphère de chaos total. Débordant les forces de l'ordre, des centaines de "chemises rouges" – surnom des partisans de l'ex premier ministre en exil Thaksin Shinawatra – ont réussi leur pari : la pression sur le premier ministre Abhisit Vejjajiva est maximale.
Le sommet, consacré essentiellement à la crise économique mondiale, devait réunir jusqu'à dimanche les dirigeants des dix pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) et ceux de Chine, du Japon, de Corée du Sud, d'Inde, d'Australie et de Nouvelle-Zélande.
Scandant des slogans hostiles à M. Abhisit, les protestataires, surexcités mais non violents, ont envahi plusieurs bâtiments de l'hôtel, faisant fuir quelques touristes médusés qui se prélassaient au bord de la piscine.
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jeudi 9 avril 2009
100 000, finalement
"La grande manifestation antigouvernementale en cours à Bangkok pourra se poursuivre aussi longtemps qu'elle demeurera pacifique", a déclaré jeudi le premier ministre thaïlandais, Abhisit Vejjajiva. "Ma position demeure la même : le rassemblement peut se poursuivre dans la mesure où ils [les manifestants] agissent dans le cadre de la loi", a dit le chef du gouvernement dans une interview à la chaîne de télévision Channel 9. Les manifestants, a-t-il ajouté, ne sont en rien une menace pour le sommet asiatique, qui doit se tenir à compter de vendredi en Thaïlande.Cent mille partisans de l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, vêtus de tee-shirts rouges, se sont rassemblés mercredi aux abords du siège du gouvernement, en exigeant la démission d'Abhisit. Jeudi matin, la police évaluait à 20 000 le nombre des manifestants, qui ont répondu à l'appel du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD). Abhisit refuse de recourir à la force pour disperser les manifestants ou veiller au respect de l'ordre donné par la justice de faire dégager l'accès au siège du gouvernement.
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mercredi 8 avril 2009
Thaïlande: les manifs reprennent
Le Premier ministre thaïlandais, Abhisit Vejjajiva, a assuré mercredi que le sommet asiatique prévu en Thaïlande cette semaine aurait lieu comme prévu, bien que des manifestants aient commencé à se rassembler dans Bangkok avec pour objectif de le contraindre à démissionner.En milieu de matinée, 30.000 manifestants se trouvaient aux abords du siège du gouvernement, selon les chiffres de la police. Les organisateurs, partisans de l'ancien chef de gouvernement Thaksin Shinawatra chassé du pouvoir par un coup de force militaire en 2006, attendent 300.000 personnes.
Abhisit a évité toute confrontation avec eux et maintient un discours de fermeté, alors même que mercredi le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD) battait le rappel de ses partisans dans la capitale.
"Il y a un groupe de personnes qui veulent créer le chaos, mais le gouvernement fera tout pour les en empêcher", a-t-il dit dans une interview à la troisième chaîne. "S'il y a émeute, nous devrons prendre des mesures. Je peux affirmer que le gouvernement ne commencera pas les violences", a-t-il ajouté.
Source: Yahoo, Arada Therdthammakun, version française Eric Faye
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mardi 7 avril 2009
retour à la mine ...
ça y est! les vacances sont finies...retour au boulot, donc!
pendant ce temps là, les Thaïs redémarrent les manifs et préparent Songkran....
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vendredi 3 avril 2009
Madonna : le Malawi refuse l'adoption
Et Madonna fait bien sûr appel... un soi-disant père bio réapparaît (bel opportunisme...), la famille de la mère décédée est excédée: un vrai feuilleton....et la pauvre petite Mercy est , elle, complètement perdue ...
« Mercy est dévastée. Elle avait réussi à créer des liens forts avec sa nouvelle famille et, depuis, ne cesse de demander Où est maman ?. Elle n'a toujours pas compris où sont partis Lourdes, Rocco et David et pensent qu'ils jouent simplement à cache-cache. Ça m'a brisé le coeur de voir Mercy James pleurer le départ de David, ils étaient devenus inséparables. Mais Madonna a toujurs dit qu'elle ferait tout son possible pour l'emmener avec elle », a déclaré Annie Chikhwaza, la directrice de l'orphelinat au quotidien britannique, The Sun.
« Madonna a bercé Mercy, profitant des derniers instants qu'elle pouvait passer avec elle. Elle a tenu à rassurer Mercy et a même réussi à la faire rire. Elle était vraiment bouleversée de devoir repartir sans elle », a détaillé une autre source.
Tout cela a-t-il du sens?
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jeudi 2 avril 2009
ça avance ...
L'adoption est à la une ces jours-ci ; les girls du gouvernement en charge du dossier avancent ... Et ça, c'est appréciable!!
Le rapport Colombani aurait juste pû être enterré, eh ben! non... elles ont décidé que ça bougerait , et ça bouge!
Aujourd'hui, mise en ligne du site officiel de l'adoption (pas mal fait; navigation aisée et assez logique) et présentation du projet de loi de Nadine Morano à grand renfort de communiqués de presse ... peut-être parfois un peu trop enthousiastes, mais au moins, elle a le mérite d'avancer et de faire évoluer les choses. Tout ne sera ni forcément plus rose , ni plus rapide, mais prendre le sujet à bras-le-corps et chercher des solutions, c'est toujours mieux que de ne rien faire.
Extrait de l'article de Libération "Plus d’options pour l’adoption" plus d'infos
Avec le projet du gouvernement, les familles pourront plus facilement adopter les enfants abandonnés.
Pas assez d’enfants d’un côté, trop de familles candidates de l’autre : la réforme de l’adoption, dont un volet est présenté en Conseil des ministres ce matin, est attendue de pied ferme. «En France, traditionnellement, on favorise le lien biologique. On y reste très attaché. Pourtant, dans certains cas, quand le désintérêt des parents vis-à-vis de l’enfant est durable, il faut agir», explique Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille à Libération.
Outils. En 2006 (derniers chiffres dont on dispose), seules 219 demandes judiciaires d’abandon étaient prononcées sur 23 000 enfants placés en familles d’accueil, (soit moins de 1 % d’enfants adoptables). C’est trop peu… et trop tard, selon le gouvernement. En moyenne, ces enfants «oubliés» ont attendu six années. «Le temps administratif n’est pas le temps d’un enfant. Un enfant grandit vite. Or, il a droit à un avenir, nous explique encore Nadine Morano, il fallait absolument intervenir, dans l’intérêt de l’enfant.»
Pour cela, le gouvernement entend modifier les conditions d’examen du «délaissement parental». Une mission confiée à l’Inspection générale des affaires sociales permettra d’en définir les critères et d’en établir les outils d’évaluation. Le parquet sera habilité à saisir le tribunal d’une demande de déclaration d’abandon. Et, chaque année, les travailleurs sociaux devront évaluer la situation des enfants placés qu’ils suivent (ça paraît quand même un minimum, non ? c'est hallucinant de voir que ce n'était visiblement pas le cas...)
Cette réforme reprend une préconisation du rapport commandé à Jean-Marie Colombani, ancien patron du Monde, pour qui «le primat de la famille biologique» relève d’une «posture» culturelle. En France, explique-t-il, l’enfant n’est pas vraiment vu comme un individu mais comme un membre du groupe familial. De plus, pour les travailleurs sociaux, marqués par la «volonté de se démarquer de l’histoire de l’aide sociale à l’enfance, longtemps et encore perçue comme l’institution qui place les enfants et les sépare douloureusement de leurs parents», l’adoption est souvent «un échec».«Il n’y aura pas d’objectifs chiffrés» tient à «rassurer» Nadine Morano.
Sésame. Le texte présenté aujourd’hui prévoit également de réviser l’agrément, ce sésame indispensable à toute adoption (nationale ou internationale) délivré par les conseils généraux. A l’heure actuelle, près de 30 000 familles bénéficient d’un agrément. «Il faut plus de visibilité : le département du Nord a fait le tri et a pu diviser d’un tiers le nombre des candidats. Les couples se séparent, renoncent à un enfant ou parviennent à en avoir…» constate Nadine Morano. Dorénavant il faudra confirmer chaque année sa volonté de devenir parent, sinon l’agrément tombera. (je croyais que c'était déjà le cas ...) Et les espoirs d’adopter avec.
En France, 80 % des enfants adoptés sont nés à l’étranger plus d'infos
En complément, l'interview de Véronique Davienne, déléguée d’ATD Quart Monde, pointe le risque encouru par les parents biologiques plus d'infos
Projet de loi sur l'adoption: les associations restent prudentes plus d'infos
Extrait du communiqué d'AP :" Les associations accueillaient mercredi avec circonspection le projet de loi de Nadine Morano visant à faciliter l'adoption des enfants délaissés par leurs parents biologiques.
Du côté d'Enfance et Familles d'adoption -fédération de 92 associations départementales regroupant près de 11.000 familles-, la présidente juge également qu'il faut "réfléchir à des projets de vie pour des enfants, une fois qu'on a vérifié qu'il n'y a pas de construction possible pour eux" dans "leur famille de naissance".
Pour autant, "on ne peut pas invoquer des questions de détresse d'adulte pour tolérer que des enfants grandissent sans repères parentaux dans la durée", remarque Janice Peyré. "Combien de temps un enfant peut rester à attendre qu'on l'aime?".
Comme l'a souligné la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano, les enfants pour lesquels un abandon a été prononcé "sont restés placés six ans en moyenne". Ce délai est "beaucoup trop long", estime Janice Peyré. Des enfants "nous disent, devenus adolescents et adultes: pourquoi a-t-il fallu que j'attende sept ou huit ans pour être adopté?", rapporte-t-elle."
Et pour finir, l'avis d'un juge pour enfants via son blog plus d'infos
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