dimanche 24 janvier 2010

Singapore Sling

Le Singapore Sling est mon cocktail préféré dépuis que je l'ai découvert à Hanoï, au Métropole, pendant notre voyage de noces. Depuis, je m'amuse à noter les Singapore Sling des hotels et bars où nous nous rendons en vacances (euh oui, je ne fais pas ça  tous les WE!!!!).
Celui du Métropole reste bien sûr imbattable à mes yeux: c'était le premier, cet hotel est juste extraordinaire et j'étais en voyage de noces! Accessoirement le cocktail était juste parfait : suffisamment amer mais pas trop, sucré juste ce qu'il faut, et une couleur parfaite...

Je ne pouvais donc pas aller à Singapour, qui plus est faire une halte au Raffles, sans boire ce coktail dans le lieu où il a été crée en 1915!
Je m'attendais donc à un bar hyper-chic, hyper-feutré... en fait, LE bar du Singapore Sling est à l'étage, un vrai bar à l'anglaise, mais... avec des sièges en rotin  et  des cacahuètes à volonté, à condition de les dépiauter et de jeter les pelures par terre!! (les Anglais sous les tropiques ....)
Mon classement devient donc:
1. Le Metropole, Hanoï
2. The Eugenia, Bangkok
3. The Raffles, Singapore
4. The Oriental, Bangkok

Et hors concours, le Singapore Sling de Singapore Airlines: dégusté à 10 000 m d'altitude, qui dit mieux!!!
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Escale à Singapour

Nous, Singapour, on ne connaissait pas ... à part l'aéroport où nous avions déjà fait escale il y a quelques années, sur la route de Bali... on avait halluciné sur cet aéroport qui est en fait un centre commercial géant !On avait décidé de faire le détour pour deux raisons: rendre visite à Martine, qui aidait à s'installer Steph, Erin et Justine, et ensuite, prendre l'A380.
Donc atterissage vers 6H30, avec une demi-heure d'avance (!) ; ensuite shopping (un nouveau reflex numérique, le notre étant devenu préhistorique à l'âge canonique de ... 5 ans!) et vers 10H30, taxi direction le Raffles pour y rencontrer Martine and Co!
Après un petit arrêt boisson, ils nous emmenés en ballade au bord de l'eau , ce qui nous a fait un bien fou après 11h de vol. Singapour a l'air super sympa, clean, soigné, et agréable à vivre d'après les trois premières semaines sur place de Steph et Erin. Et en fin de ballade, retour au Raffles pour un apéro: un Singapore Sling, bien sûr!!
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A bord de l'A 380...

Bon, pour commencer, le vol en A380 direction Singapour. Trop cool! Cet avion est vraiment top!
Il est juste HYPER-silencieux, durant toutes les phases du vol, un vrai bonheur! Même à l'atterrissage, pendant lequel habituellement les avions se mettent à faire un boucan d'enfer et à trembler de partout (j'exagère un chouia mais à peine, comparativement à cet avion, je vous assure! Et on n' a pas que volé sur Poulkovo airlines... - cette compagnie existe vraiment, mais c'est un autre sujet...)
Du coup, on profite avec bonheur de la programmation disponible sur Singapore airlines: un choix hallucinant de films, musiques, jeux .... Mélodie Gardot et Kyle Eastwood au-dessus du Pakistan, en pleine nuit noire, et dans un silence quasi absolu, pour se bercer ... le bonheur! Et je me suis fait trois films pour démarrer, "Le Petit Nicolas" (pas mal...quelques répliques bien savoureuses), "Love  happens" (avec Jennifer Aniston, pas mal dans son genre, film US à l'eau de rose ) et enfin "Le Coach" (très drôle, avec Richard Berry excellent !).
Et effectivement, il y a plus de place que dans les autres classes éco. non pas en largeur de siège, mais au niveau des jambes . Du coup, quand le passager de devant allonge son siège, on ne se prend pas l'écran dans le nez, ce qui est tout de suite nettement plus agréable!! Et accessoirement, permet de VOIR le film...
Il faut dire que j'avais fait mon petit repérage sur seatguru.com et  je m'étais  donc jetée sur la résa en ligne "on-line check-in", ce qui nous a permis de bénéficier de sièges à l'étage, où il n'y a qu'une toute petite zone éco, du coup on est peu nombreux, à côté des business, et c'est super calme... On a moins l'impression d'être dans une bétaillère, comme d'hab! On a quand même visité l'étage du dessous, histoire de s epromener un peu , et c'est là qu'on se rend compte que ça fait vraiment très grand.
Ce qui est agréable aussi, ce sont des zones assez larges pour être debout et discuter , se détendre... on n'est pas trop ratatiné sur les sièges des pov clients installés là pour faire la queue aux toilets...
Enfin, le plus impressionant reste le décollage: on a l'impression qu'il ne va jamais se soulever, même si tout se fait en douceur. C'est vraiment plus long que sur les autres avions.
Avec tout ça, si la prochaine fois, j'ai pas droit à une réduc!!! Ils m'ont pourtant pas payé cette fois, pour raconter tout ça; je le jure!
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Quinze mois

En fin de journée ce 24 janvier, nous aurons atterri à Chiang Mai, Thailande, pour 10 jours de vacances !
Cela fait aujourd'hui 15 mois que notre dossier est dans une pile au DSDW...
C'est aussi aujourd'hui le 2ème anniversaire de notre agrément, que nous avons fait actualiser comme il se doit. Nous sommes toujours en attente du rapport... qui ne sera dont traduit qu'à notre retour de vacances!
L'attente se poursuit, elle ne se dénouera probablement qu'en 2011, mais bon... Pour l'instant, nous restons confiants.
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mardi 19 janvier 2010

Haïti - le soulagement

Enfin! le gouvernement français s'est laissé convaincre de rapatrier les enfants apparentés dont le jugement d'adoption a été établi... Encore une preuve, s'il en était besoin, de l'incroyable puissance mobilisatrice d'internet! plus de 21 000 signatures recuillies via blogs et forums en trois jours... Les Pays Bas ont déjà rapatrié 109 enfants, la France devrait donc en rapatrier 130 prochainement...
Même si des précautions sont nécessaires, comme l'explique très bien le Dr. JV de Monléon sur Agoravox. Il n'est évidemment pas question de faire n'importe quoi et de laisser la confusion s'installer sur ce qu'est l'adoption.
Pourtant les besoins sont là, comme l'exprime la directrice de l'orphelinat qui s'est en partie écroulé, dans LeMonde: elle ne réclame ni plus ni moins que le retour des enfants apparentés en France, afin de leur épargner les épidémies à venir... Juste du bon sens...
Au-delà de l'horreur, des images, des polémiques (merci à la confusion avec l'Arche de Zoé, permanente dans les médias et même ... chez Kouchner),  je prends le sujet aussi par le petit bout de la lorgnette et cette histoire qui m'a touchée : l'histoire un peu folle d'une maman qui a vécu le tremblement de terre sur place et qui a bien failli ne pas rentrer ... l'histoire de Nathalie, prof, est digne d'un film à rebondissement, elle a vécu l'enfer ou à peu près ces derniers jours... et a fini par rentrer chez elle avec ses deux enfants, retrouver son mari, hier soir.
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lundi 18 janvier 2010

A380!!

Samedi prochain,  c'est de nouveau les vacances!
Cette fois on s'envole pour le nord de la Thaïlande, région que nous avions adorée lors de notre premier voyage en juillet 2008. Mais où nous n'avions malheureusement pas passé suffisamment de temps au vu de notre bien-être dans cette région!
En plus, Steph, Erin & Justine viennent de déménager de San Francisco pour Singapour, et Martine les a rejoint pour les aider à s'installer. Donc on s'est dit: faisons un stop à Singapour en chemin, et ... prenons l'A380!! (et ça rime!!)
Donc c'est le souriant cap'tain Heng  (photo ci-dessus) qui va vraisemblablement être chargé de cette mission stratégique: nous emmener à Singapour à bon port!
Cela étant, la classe éco ressemble visiblement aux classes éco... même si LePoint précise que "l'A380 de Singapore Airlines ne contient que 399 sièges (!) en classe Économique, afin de garantir confort et espace lors des vols long-courriers vers l'Asie Pacifique. Les passagers de la classe Économique bénéficieront d'un espace plus grand entre les sièges pour étendre leurs jambes. L'espace a été conçu avec plus de lumière et des matériaux plus modernes. Les voyageurs auront accès à différents programmes de télévision, visibles depuis leur écran personnel, inclus dans chacun des sièges."


On pourra toujours rêver aux magnifiques suites existant dans cet avion hors-normes! pour un budget totalement indécent et rédhibitoire....
Et il semble qu'il y ait des connexions sur chaque siège... je pourrai peut être même blogger en plein ciel pour raconter cette  "ultimate experience" en direct grâce au portable de mon Husband!!
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dimanche 17 janvier 2010

Déplacement de l'AFA en Thaïlande


L'AFA est en déplacement en Asie, dont ces derniers jours en Thaïlande, à la rencontre du DSDW et de l'orphelinat de Pattaya. En attendant le compte-rendu sur le site de l'AFA , le site de l'orphelinat de Pattaya a déjà mis en ligne un comte-rendu de la visite, que je reproduis ici.
L'orphelinat de Pattaya est un orphelinat privé (il y en a semble-t-il quatre en Thaïlande), et la procédure ne passe pas par le DSDW, sauf pour les papiers administratifs: l'AFA va-t-elle mettre en place un partenariat avec cet orphelinat afin de développer les adoptions en Thaïlande? à suivre...

"15 Janvier 2010 - L'Orphelinat de Pattaya et  l'école pour les sourds a accueilli le Consul de France Mme Sophie Renaud avec la délégation française conduite par Mme Béatrice Biondi, Directeur général de l'Agence française de l'adoption, M. Emmanuel Poccein qui est le correspondant de l'AFA à Hanoï, au Vietnam, M. Yann Leochowski et deux des membres du Club Ensemble Dr Michel Roche et M. André Pachoun. Ils ont effectué une visite chaleureuse , marquée par le rassemblement des enfants qui ont chanté une chanson pour eux. Ils ont été accueillis par les enfants qui leur ont chacun remis une tulipe:  une hospitalité inoubliable. L'un des buts de leur visite était de discuter davantage sur les relations franco-thaïlandaises dans le domaine de  l'adoption. Un déjeuner leur a été servi après la visite des différentes sections de la fondation. Nous les remercions tous pour leur grande marque d'intérêt en faveur du développement d'une meilleure relation mutuelle conernant l'adoption. Khop Khun kha!

De nombreuses photos sont ici

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Série d'articles sur l'adoption dans le BangkokPost - fin

Ca y est, les deux derniers articles de la série du BangkokPost sur l'adoption en Thaïlande ont été publiés.
Un digest ci-dessous ...bien sûr assez généraliste ... Pour une information précise des démarches, il vaut mieux se rendre sur le site de l'AFA.

- article du 10 janvier : Le dossier
Formulaire officiel AC.5: demande d'adoption d'enfants. Formulaire AC.5 comporte plusieurs pages,  compotre de nombreux points à compléter.
En complément, de nombreux documents sont à fournir (la liste figure dans l'article)
Tous les documents ci-dessus, et de ceux mentionnés la semaine dernière qui ne sont pas en anglais doivent être traduits en thaï ou en anglais par un traducteur assermenté. Le traducteur doit être agréé, ou, en Thaïlande, soit par un traducteur acceptable pour traduire des documents pour la procédure judiciaire. Dans le cas de documents provenant de l'extérieur de la Thaïlande, l'ensemble de ces documents doivent être légalisés par l'ambassade royale de Thaïlande ou du consulat dans le pays auprès duquel les documents venu.
Le processus de traduction et de certification varient d'une ambassade ou un consulat thaïlandais à l'autre, il faut donc vérifier avec l'ambassade ou du consulat dans votre pays d'origine avant d'obtenir des documents à présenter dans le cadre du processus d'adoption.
source : BangkokPost

- article du 17 janvier - la finalisation de la procédure
Dans ce dernier article est expliqué ce qui se passe après la demande et tous les documents.
Premièrement, le ministère du Développement social et de la prévoyance (DSDW) examine les antécédents de l'enfant et confirme que l'enfant est admissible à l'adoption.
Ensuite, tous les documents, y compris le formulaire de demande, seront examinées par le Conseil de l'adoption d'enfants (Child Adoption Board (CAB)). Le CAB est composé de représentants d'organismes gouvernementaux impliqués dans le processus d'adoption et le secrétaire de l'CAB est le directeur général de la DSDW.
Les résultats de l'examen, en faveur de l'adoption ou non, seront signalés aux parents adoptifs par écrit par la licence ou un organisme gouvernemental (l'organisme étranger) qui a présenté la demande de pays des parents adoptifs. Si les parents adoptifs sont domiciliés en Thaïlande, le CAB rapporte cette décision par écrit directement aux parents adoptifs.
Si la décision de l'CAB est contre l'adoption, les parents adoptifs peuvent  interjeter appel de cette décision devant le tribunal pour mineurs dans les 60 jours suivant la date à laquelle ils prennnent connaissance de la décision. La décision du tribunal de première instance sur cette question sera finale.
Si le CAB se prononce en faveur de l'adoption, le DSDW ou l'une des quatre agences d'adoption thaïlandais permettent aux parents adoptifs d'identifier l'enfant. Il sera également envoyé un dossier sur l'enfant, y compris des photos, aux parents adoptifs par l'organisme étranger.
Les parents adoptifs doivent ensuite examiner l'ensemble et décider s'ils acceptent l'enfant proposé. Si les parents adoptifs acceptent, l'affaire sera à nouveau soumis au CAB à l'approbation de pré-placement en adoption.
Si les parents adoptifs sont domiciliés en dehors de Thaïlande, ils doivent demander auprès  du ministère du DSDW l'autorisation d'emmener l'enfant hors de la Thaïlande en vue de l'adoption. Lorsque le CAB approuve le pré-placement en adoption, un rendez-vous sera fixé par le DSDW et  l'agence étrangère pour les deux parents à venir en Thaïlande pour recevoir l'enfant pour le pré-placement en adoption. En vertu de la réglementation actuelle d'ailleurs, il faut que les deux parents adoptifs  viennent en Thaïlande pour chercher l'enfant.
Pour les adoptions directement à travers le DSDW, le DSDW organise les documents de voyage pour l'enfant. Les parents adoptifs doivent prévoir d'être en Thaïlande au moins deux semaines et de payer tous les frais médicaux, les frais de passeport et de voyage de l'enfant.
Quand ils reviennent avec l'enfant dans leur pays de résidence, les parents doivent se présenter à l'organisme étranger pour commencer la surveillance par l'agence étrangère du pré-placement en adoption. Six mois doivent ensuite s'écouler et l'organisme étranger doit avoir envoyé trois rapports bi-mensuels de placement en adoption au CAB. Si le CAB approuve l'adoption, les parents adoptifs demandent l'enregistrement de l'adoption, à une ambassade royale de Thaïlande ou au consulat dans le pays de résidence. Le DSDW doit informer le ministère thaïlandais des Affaires étrangères, qui est chargé d'informer l'ambassade ou le consulat pour enregistrer l'adoption. Le DSDW aussi informe officiellement l'organisme étranger et les parents adoptifs de la qualité officielle de l'adoption.
Si les parents adoptifs sont domiciliés en Thaïlande, l'adoption peut être inscrite dans un bureau de district à Bangkok ou une Amphur dans les provinces en dehors de Bangkok. Les documents nécessaires à cette fin sont la carte d'identité ou passeport de l'enfant et l'approbation du CAB. Lorsque l'enregistrement est complété, les parents adoptifs reçoivent un formulaire d'enregistrement de l'adoption (Khor Ror 14).
Si l'enregistrement de l'adoption a été accompli en dehors de la Thaïlande, le ministère thaïlandais des Affaires étrangères enverra une copie de l'enregistrement de l'adoption au DSDW pour ses dossiers.
Source : BangkokPost
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jeudi 14 janvier 2010

Haïti

Que dire de cette horrible catastrophe... je suis juste bouleversée par les témoignages d'enfants originaires de Haïti, adoptés et vivant ici,  qui comprennent ce qui s'y passe et posent tant de questions... (lu sur le forum de Racines Thaïlandaises, cette petite fille qui demande de snouvelles de la directrice de son ancienne crèche...).

Je suis juste bouleversée par les témoignages aussi des parents adoptants, déjà apparentés à leurs enfants, dont les enfants sont encore là-bas, dans les "crèches" (orphelinats)... et qui sont sans nouvelles, ou si peu... A quel point doivent-ils être désemparés... le SAI envisagerait des rapatriements n'envisage pas de rapatriements en France mais recense les familles concernées ...

Et je suis juste bouleversée par cette information, selon laquelle un orphelinat s'est effondré (Notre-Dame-de-la-Nativité): combien d'enfants sont morts?
beaucoup d'infos circulent, notamment sur les blogs et les forums, notamment le blog de Moushette, toujours à la pointe de l'info, et le blog de la cigogne, que Moushette recommande et qui regorge d'infos...
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lundi 11 janvier 2010

Trouver les mots...


Un excellent article dans LeMonde, qui rappelle un certain nombre de points de vue sur le "quoi dire" et "comment dire" aux enfants adoptés, d'où ils viennent et qui sont leurs parents.
Cet article a l'avantage de synthétiser plusieurs points de vue ... même s'il n'y a rien de bien nouveau par rapport aux contenus des divers bouquins sur le sujet...
Merci Anne de ta perspicacité ;) !
Je me pose la question du meilleur âge pour retourner dans le pays d'origine? (cf fin de l'article) ; si certains parmi vous ont accompagné leur(s) enfant(s) dans ce périple, vos commentaires m'intéressent!

"Expliquer l'adoption n'est pas toujours chose facile pour les parents adoptifs. Et, pour l'heure, l'accompagnement fait trop souvent défaut. Son renforcement est à l'étude dans le cadre de la réforme de l'adoption, en préparation au secrétariat d'Etat à la famille. C'était l'une des préconisations du rapport sur l'adoption réalisé par Jean-Marie Colombani (ancien directeur du Monde), remis en 2008 au président de la République. Cet accompagnement pourrait être développé dans le cadre des consultations d'orientation et de conseils en adoption (COCA).

Très vite, les enfants cherchent à savoir d'où ils viennent. Questionner ses origines, c'est établir les assises de son monde intérieur, structurer son sentiment d'appartenance et se forger un sentiment de sécurité. Il y a quelques décennies, il était possible de cacher à un enfant qu'il était adopté. La révélation qui s'ensuivait était souvent violente et traumatisante.
"Tous les psychologues s'accordent à dire qu'il faut que l'enfant ait le sentiment de l'avoir toujours su", assure Cécile Delannoy, mère adoptive et aujourd'hui grand-mère. En France, 80 % des enfants sont adoptés à l'étranger, et 60 % d'entre eux ont plus de 2 ans, ce qui a rendu cette culture du secret obsolète. L'adoption est intégrée dans le discours des parents, et c'est bien souvent une évidence pour les enfants. On dit au bébé : "Comme je suis content(e) de t'avoir ramené à la maison", "Quand on est venus te chercher...", "Quand tu es arrivé..."
Mais les choses se compliquent lorsque vient le temps des questionnements, entre 3 ans et 6 ans, quand l'enfant adopté se confronte au regard des autres. "C'est une fausse équation de considérer que maternité égale grossesse, et pourtant elle infiltre tous les esprits", explique la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval. Un enfant peut ainsi revenir bouleversé de l'école parce que l'un de ses camarades lui aura dit que sa mère n'est pas sa vraie maman.
"On est dans une biologisation des liens qui fragilise les parents adoptifs, déplore la psychanalyste Sophie Marinopoulos. En ce sens, l'adoption vient nous interpeller sur ce qu'est véritablement la parentalité." Pour répondre avec justesse à son enfant, les parents adoptifs ne doivent pas douter de leur position. "Il faut que les parents puissent respecter la dame qui a donné naissance à leur enfant, et la remercier pour leur avoir fait ce don, considère Mme Delaisi de Parseval. Ce remerciement symbolique est une façon de se libérer en partie de la dette qu'ils ont envers elle."
Plus les parents se sentiront légitimes, plus les réponses seront faciles. D'autant que la façon dont les petits formulent leurs interrogations peut les heurter, les blesser. "Les jeunes enfants ne mettent pas de points d'interrogation", poursuit Mme Marinopoulos. Ils procèdent par affirmations. "Tu n'es pas mon vrai papa" signifie ainsi : "qu'est-ce qui fait de toi mon vrai père ?" "Tu n'es pas ma vraie maman" équivaut à : "faut-il que je sois sorti de ton ventre pour que tu sois ma mère ?" "Ce que l'enfant a envie d'entendre, c'est qu'il est à la bonne place. Ce dialogue va permettre la construction du lien familial", analyse Mme Marinopoulos.
"Les parents devront répondre aux interrogations de leur enfant qu'ils sont ses vrais et ses seuls parents, quand bien même celui-ci n'est pas issu de leurs corps", explique Mme Delaisi de Parseval. Mais cela ne signifie pas gommer les parents biologiques. "Il est nécessaire, pour se construire son identité narrative, que l'enfant ait, dans la mesure du possible, le maximum d'informations sur ses parents de naissance", poursuit la psychanalyste. Par ailleurs, il importe, pour sa construction psychique et sexuée, que l'enfant sache qu'il est issu d'un homme et d'une femme.
Pascale et son mari, comme beaucoup de parents adoptifs, ont composé un album de photos pour Anna, leur petite fille de 10 ans, adoptée dans un pays de l'Est. Ils y ont mis des images du voyage, à l'aéroport, de l'orphelinat, etc. L'enfant s'y plonge régulièrement, le montre à son entourage. La question la plus douloureuse que leur a posée leur fille est celle de savoir pourquoi ses parents biologiques l'avaient abandonnée. "Tes parents n'ont pas pu, n'ont pas su t'élever", lui répondent-ils.
La question du pourquoi taraude tous les enfants adoptés. "Il est important d'en parler, explique Françoise Vallée, psychologue clinicienne à l'espace adoption du conseil général de Loire-Atlantique. Il faut que l'enfant donne du sens à cela car, faute de réponses, il risque de penser qu'il n'était pas un bon bébé. Il faut lui donner les raisons dont on dispose dans le dossier, en se mettant à sa portée."
Face aux demandes des enfants d'aller dans leur pays d'origine, voire de rencontrer leur mère biologique, la prudence s'impose. "En demandant à aller dans le pays où il est né, l'enfant peut questionner la solidité du lien avec sa famille adoptive. Est-ce que je suis au bon endroit ?", remarque Mme Marinopoulos. Si, malgré la réassurance de ses parents, l'enfant persiste, mieux vaut que cette décision soit accompagnée par des professionnels. "Il faut y réfléchir, en discuter, tester les motivations, explique Mme Vallée. Cela peut prendre six mois, voire un an." Car la déception risque d'être forte. "A l'adolescence, le retour dans le pays d'origine peut aggraver les choses. Il semble plus facile chez les enfants plus jeunes, vers 7-9 ans", analyse Cécile Delannoy, qui soutient des familles dans le cadre d'une association. Dans tous les cas, il faut que l'enfant sache que, là-bas, il sera un étranger."
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samedi 9 janvier 2010

Children's day

Le 2ème samedi de janvier, en Thaïlande, c'est Children's day !
Une tradition thaïe bien ancrée semble-t-il, où cours de morale et attractions gratuites coahabitent ... 
Selon plusieurs sites, " les enfants sont considérés comme la ressource la plus précieuse du payscomme le dit le dicton  «Les enfants sont l'avenir de la nation, si les enfants sont intelligents, le pays sera prospère". Pour aider les enfants à prendre conscience de leur rôle important dans le pays, la Journée nationale des enfants s'est tenue pour la première fois sur le premier lundi du mois de Octobre 1955 et a continué comme ça jusqu'en 1963. Ensuite, il a été changé pour le deuxième samedi de Janvier.
De nombreuses autorités locales organisent des événements spéciaux et d'autres lieux d'intérêt général pour laisser les enfants à moitié prix ou même gratuitement pour ce jour. Normalement, l'âge des enfants qui prennent part aux célébrations devrait être inférieure à 14 ans.
Les objectifs sont de permettre aux enfants de réaliser leur importance, d'être discipliné, conscient de droit et le devoir, la responsabilité envers la société, être fiers de leur patrie, la religion et la monarchie, et de croire en un système démocratique d'avoir le roi comme chef de état. Chaque année à cette date, Sa Majesté le Roi donne un avis tandis que le patriarche suprême donne un enseignement moral. Le Premier ministre donne aussi un slogan. Cela indique que les enfants sont la ressource la plus précieuse de la nation. "
Le Bangkok Post publie une série d'articles sur le sujet. Ainsi, la devise fixée cette année par le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, encourage les enfants à penser de façon créative, d'apprendre avec diligence et de faire respecter la morale. Ces idéaux sont bien, mais pour y parvenir ils doivent d'abord survivre à leur adolescence. Il appartient donc aux adultes de fournir un environnement plus sûr et plus sain pour eux de grandir en jeu (lutter contre les accidents de voiture, les noyades, les maladies, l'obésité infantile qui croît en Thaïlande). Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva accueille ainsi des enfants à la Government House et parlera à d'autres enfants dans d'autres régions du pays en visioconférence.


Sources: ici, Sunsite et thailandlife BangkokPost, BangkokPost
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vendredi 8 janvier 2010

Statistiques 2009 de l' adoption internationale par pays

Voici les résultats chiffrés, publiés très rapidement mais sous un format un peu différent cette année.
- 3017 adoptions internationales en 2009, soit 80% des adoptions, en baisse de -7.7% / 2008
- 17% des adoptions internationales via l'AFA ; le reste se partage entre les OAA et l'adoption individuelle, mais on ne sait pas dans quelle proportion. Le 1er pays, Haïti avec 651 adoptions, est accessible en démarche individuelle. 
- le nombre d'adoption via l'AFA atteint 514 , mais baisse plus fortement que le total : -12% par rapport à 2008 (582 adoptions en 2008 et même 614 en 2007...)
- forte concentration des adoptions: les 6 premiers pays pèsent 65% des adoptions (Haiti, Ethiopie, Vietnam, Russie, Colombie)
- les adoptions en provenance de l'Asie passent de 21% en 2008 à 17% en 2009 avec 535 adoptions , en baisse de -21%: une baisse trois fois plus importante que la moyenne princiaplement du fait de la diminution des adoptions en provenance du Vietnam, de la Chine et du Cambodge.

Concernant la Thaïlande:
- le pays arrive au 12ème rang des adoptions avec 45 adoptions en 2009, soit -6%
en 2008, la Thaïlande arrivait au 11ème rang, avec 48 adoptions (-32%)
en 2007, la Thaïlande arrivait au 9ème rang, avec 71 adoptions (-3%)
en 2006, la Thaïlande arriavit au 13ème rang, avec 69 adoptions

- sur ces 45 adoptions en 2009, 7 ont été réalisées via l'AFA soit 15%; les 38 autres l'ont donc été via l'OAA Orchidée Adoption
en 2008, la proportion était similaire - AFA: 8 (16%) / OA: 40
- 49% des enfants adoptés en Thaïlande sont âgés de 0-4 ans (la tranche de notre agrément) contre 66% au total
- 26% des enfants adoptés en Thaïlande sont des filles / 74% des garçons
- 40% des adoptants en Thaïlande ont entre 40 et 45 ans (comme nous)
Il n'y a en revanche pas d'infos pour l'instant sur les délais d'attente, ni sur la répartition SN/quota, ni pays la Haye / non La Haye.
Les statistiques 2009 par pays du SAI détaillées sont là.

Et même, la newsletter du SAI... l'heure est à la com' ! l'Ambassadeur Monchau y précise qu'après une année 2009 consacrée "à rénover l'AFA", 2010 sera l'année de "la reconnaissance officielle des  COCA" et  "du renforcement des OAA"...
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