lundi 19 septembre 2011

Mon billet chez Faithfullyyours: notre parcours, de la FIV à l'adoption

Je reproduis ici la parution de mon article chez Faithfullyyours, et des commentaires laissés par les lecteurs, afin d'en conserver la trace !!
Kakrine, c’est un peu mon modèle dans la vie, de sérénité, et de patience. J’aimerais bien avoir le dixième de ce qu’elle a. Kakrine, toutes les galères par lesquelles je passe, elle les a connues, en pire, et maintenant, elle a dépassé cette étape de l’AMP pour continuer son chemin sur une route plus longue encore, celle qui mène à l’adoption, et à la Thaïlande.
Kakrine, elle est posée, et elle a eu le temps de réfléchir à son enfant, à sa vision de l’adoption (vous pensez bien, l’adoption, c’est long) et elle en dit des choses très justes dans son article « Trouver les mots », ou dans « Egoïste »  en particulier pour lequel je rejoins tout à fait son point de vue, et puis c’est une adoptante engagée en quelque sorte, qui publie régulièrement des nouvelles sur la situation politique ou sociale de la Thaïlande.
Kakrine me fait donc l’honneur aujourd’hui de bien vouloir partager avec nous chez moi un peu de son expérience de l’amp, en revenant sur son parcours qu’elle juge avec beaucoup de recul, et je lui laisse d’ailleurs la parole:
Aujourd’hui, c’est donc chez Faithfullyyours que vous me lisez. Autant vous le dire tout de suite : j’adoooore son blog ! J’aime son humour féroce, sa « trasherie » hilarante, sa poésie aussi et finalement, son recul sur les « FIV et toussa ». Recul dont j’étais bien incapable lors de mon propre parcours de PMA et qui force mon admiration ! Alors bien sûr, quand elle m’a proposé un open-blog, j’ai foncé !
Elle voulait savoir comment on passe de la FIV à l’adoption, et si on tourne vraiment la page, « toussa ». Vaste(s) sujet(s) !! Et la nécessité de se replonger dans ce que je me suis appliquée, non pas à « oublier »  mais à en atténuer les souvenirs… simplement pour continuer d’avancer.

D’abord un retour rapide sur notre parcours : fev 2004- sept 2008 :  1 FIV, 4 ICSI, 3 TEC et deux fausse-couches violentes. Pas dans l’ordre, bien sûr : un chemin avec des hauts et des bas permanents.  « Tomber 7 fois, se relever 8 »… Fin du parcours PMA. Nombre de FIV autorisé épuisé… et nous aussi. Quatre ans et demi  difficiles, hantés par la PMA  quasiment jour et nuit. Douleur, angoisse, larmes, obsession, espoir aussi, et quelques rares moments de joie… Mais aussi, avec mon Namoureux, une grande complicité, beaucoup de soutien réciproque, d’échanges, de discussions : ces échecs successifs, ces épreuves successives nous ont indéniablement, définitivement, durablement soudés. Un « fond d’écran » permanent, et la culpabilité aussi. La difficile acceptation, pour nous qui sommes volontaristes, autonomes, actifs, de devoir dépendre d’autrui (en l’occurrence, des médecins),  pour ce qui est censé être la chose la plus simple et la plus naturelle au monde, avoir un enfant. Qu’elle n’est donc pas, CQFD.

J’avais arrêté la pilule en  juin 2002 (voir ici). Des essais, de plus en plus programmés, quelques examens, jusqu’à ce RV funeste de décembre 2003, la veille de mon anniversaire, chez ma gynéco : les résultats des analyses sont implacables. Elle nous conseille un RV PMA. Rapidement maintenant, parce que bon, j’ai alors déjà  34 ans.
En février 2004, nous rencontrons donc un premier médecin PMA. Vous savez, ces deux entretiens où on vous fait réfléchir un peu sur la PMA. Où on vous demande par exemple,  ce que vous pensez faire des embryons surnuméraires congelés, le jour où. Ce médecin, donc, qui nous dit entre autres, deux choses : « vous êtes un cas simple », ce qui se révèlera inexact, et « qu’en dehors de la PMA,  il y a aussi la filiation par adoption, vous y avez pensé ? ».  A quoi nous répondons que nous y avons vaguement pensé, que c’est quelque chose de positif à nos yeux, mais que nous voulons d’abord entamer un parcours médical, que nous avons confiance en la médecine et en ses progrès, qu’aujourd’hui « les FIV, ça marche  bien ». Ce qui se révèlera inexact aussi. Pour nous, en tous cas.
Cet échange avec ce médecin, par ailleurs  tout à fait sympathique, nous l’avons toujours eu en tête. Nous en avons régulièrement reparlé. A chaque échec, notamment.  Et surtout au moment où l’on a commencé à se rendre compte que ce serait compliqué. Quand on a rencontré le professeur qui dirigeait le service, après une FIV sans embryons. Nous n’étions soudain plus un cas simple… déjà compliqué,  mais pas encore désespéré.
Bref. En 2006, nous commençons sérieusement à discuter adoption. On n’en peut plus. On pourrait aussi faire avec un don de gamètes -l’une ou l’autre, nous sommes tous les deux « à problème ». On élimine vite ces possibilités : d’abord, ras-le-bol du médical, ensuite, on se dit « un enfant soit 100% nous, soit 100% pas nous ». Pas un 50/50 difficile à porter, à partager, à expliquer. Ensemble, comme depuis le début, c’est tout.
On commence à se renseigner. En avril 2006, on contacte l’asso EFA de notre département, pour avoir de premières infos. En résumé, c’est long, de plus en plus, et il faut être mariés. Ce que nous ne sommes pas.
On décide alors de poursuivre, et d’utiliser nos TEC et FIV restantes. Mais on n’y croit plus vraiment, on les fait pour ne pas regretter, pour se dire qu’on aura tout essayé. Brûler toutes les cartouches auxquelles « on avait droit ».  Et puis, ça marche… avant une fausse-couche apprise de la pire des manières, lors de la première échographie.
Je me dis de plus en plus que ce n’est pas comme ça, pas de cette façon là,  que je serai mère. Je fais des cauchemars, je revois ma dernière fausse-couche, je ne supporte plus certains aliments. Je suis mal. Puis peu à peu, j’arrive à trouver quelque chose de positif à ces fausses-couches : je sais ce que c’est qu’être enceinte. Au moins, je l’aurai « ressenti », dans mon corps, même si c’était très court…je sais aussi ce que sont des contractions violentes, le Samu, les urgences la nuit… Je comprends mieux ce que racontent les unes et les autres quand elles évoquent leur accouchement.  Je sais, maintenant, que je ne serai pas mère comme ça. C’est difficile, long, compliqué, douloureux.  Mais je chemine. Je le serai autrement. C’est tout.
Début 2007, nous nous lançons, décidés. Lettre au conseil général pour débuter la procédure. Réunion. On attend 6 mois, rien. Mon processus de « renoncement » se poursuit petit à petit. Je me sens déculpabilisée. Je n’aime pas le terme de « deuil de l’enfant biologique », utilisé à toutes les sauces, je préfère celui de renoncement. Renoncer, c’est aussi choisir. Choisir autre chose. On se réapproprie notre projet parental. Nous savons qu’il va falloir attendre, attendre encore. Mais l’adoption, c’est complètement différent : On est actif, on construit notre projet, contrairement aux FIV où l’on est passif, dépendants des -bonnes ou mauvaises…- décisions des médecins, où le « protocole » nous contraint et nous dépasse.
On fait ce qu’il faut auprès des psys et AS, on fait le meilleur dossier possible, on se renseigne, on réfléchit à ce qu’on dit … Toujours dépendant d’autrui pour devenir parents, bien sûr, mais cette attente n’a rien à voir : un enfant est au bout du chemin, notre enfant. De façon presque certaine. Contrairement aux FIV.
A la rentrée, tout s’accélère : rendez-vous avec l’AS et le psy. En octobre : bon, on a tout maintenant, il ne manque plus que le certificat de mariage pour passer en conseil de famille et obtenir l’agrément. Branle-bas de combat : on se mariera le 8 décembre. Et nous aurons l’agrément le 24 janvier 2008. En mai 2008, l’AFA accepte notre dossier. Ce sera la Thaïlande. Une joie immense. Un aboutissement et surtout, surtout, un nouveau départ.
Un dernier TEC se fait en septembre 2008. Par le médecin du premier rendez-vous, d’ailleurs… Cette fois, on en vient presque à « espérer » l’échec,  maintenant que notre parcours d’adoption devient concret ! On y va très très détachés… on n’est plus « dedans ». Notre tête, notre cœur, sont en Thaïlande, où nous attend notre enfant, nos enfants.
Dans les mois qui suivent, je me mets à lire tous les bouquins sur l’adoption, l’attachement, les « how to » pour élever et accompagner un enfant adopté. Ça  fait sourire mon mari, et moi, ça me rassure. Je suis prête. Cela fait maintenant un moment, donc. Prête à être maman. Juste autrement.

PS : L’illustration est tirée de la couverture du livre « J’adopte » de Coco Tassel – Un très joli livre, touchant et lucide, «  vif et vrai »  sur les parcours de PMA et d’adoption. Et une excellente  post-face de Jean Marie Colombani.
Moi, je suis m’incruste chez Kakrine aujourd’hui si ça vous intéresse, pour y donner ma vision de l’adoption. Sinon j’aimerais bien pouvoir publier ici une fois par semaine (bon, au moins une fois par mois sinon) des choses de vous, donc si vous souhaitez publier ici quelque chose en lien avec votre désir d’enfant, ou votre infertilité, c’est ici qu’on me contacte:
faithfully_y@ymail.com

  1. Je reste sans mots…
    Très beau texte, expérience difficile, douloureuse, mais malgré tout positive… Chapeau :)
    Et beaucoup de belles choses à venir, j’espère !! ♣
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  2. Merde! C’est con la vie mais que c’est beau aussi!!! Je ne sais pas moi mais quand je lis ça j’ai juste envie de vous embrasser et de vous dire : bravo! Bravo d’avoir espéré et d’avoir trouvé! Vivement le récit de votre rencontre avec votre enfant!
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  3. pffiou….. je trouve pas les mots….
    en tous cas c’est une bonne idée cet échange :)
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  4. Waouh ! Quel récit poignant. C’est fort, douloureux, plain d’espoir, injuste, terrible, long mais beau aussi. Parce que ces lignes, c’est aussi l’histoire de la vie, un couple renforcé par les épreuves, qu’un petit enfant va faire devenir parents.
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  5. Là tout de suite, tout mon être frémit! Je ne trouve même pas mes mots…
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  6. pour moi qui suis a la veille de rencontrer mon petit bout du bout du monde comme kakrine, ce billet me fait revenir bien des années en arrière. je m’y retrouve totalement. je me rappel de ma periode de PMA, comme une période destructrice pour moi, alors que dans l’adoption, on se construit, on avance, on évolu, on change beaucoup aussi. la mimi d’il y a 5ans et demi n’est plus la même que la mimi d’aujourd’hui. même si c’est très long, qu’il y a des moment de découragement, notre petit bout est au bout du chemin, et ca aide a avancé, ce qui n’est pas le cas de la PMA.
    bon courage a toi dans la suite de ton parcourt, je te souhaite vivement que la PMA fonctionne, car même si aujourd’hui kakrine et moi avons un discourt positif sur l’adoption, nous avons du traversé des épreuves bien difficile pour gagner la sérénité qui est la notre aujourd’hui. j’aurais voulu tomber enceinte rapidement pour ne pas perdre la naïveté qu’on avait il y a 8 ans au début de notre aventure bébé. garde espoir, ton bébé viendra quelque soit le chemin qu’il va prendre pour arriver a vous.
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  7. merci pour ce joli texte qui me fait aussi réfléchir moi qui suis en plein « renoncement »….pour alle vers l’adoption.
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  8. Je sais que je vais polémiquer, mais je suis tout à fait d’accord avec le point de vue de Kakrine sur la question du don de sperme/ d’ovocyte. Soit 100% de nos deux patrimoines génétiques, soit 0%. Le 50% me paraît super compliqué à assumer au niveau projet parental.
    Mais c’est vrai que souvent on obtient plus rapidement un gamète qu’un enfant adopté.
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  9. Je suis super contente que le « on n’est plus chez soi » continue. Et quelle belle histoire… merci Kakrine pour cette leçon de courage! Après la pluie vient toujours le beau temps :)
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  10. Merci pour ce témoignage.. Je crois qu’on pense toujours à l’adoption quand on est en PMA, mais toujours avec l’espoir que cela ne reste qu’un vague projet… Mais je constate que quand il devient concret, il est magnifique ce projet!
    Bisous
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  11. merci pour ce très bel échange. Tu as eu une très bonne idée. biz
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  12. Chapeau à Kakrine et Mr Kakrine. L’adoption j’y pense déjà et on en est qu’aux examens de base. Je vous souhaite une belle rencontre avec votre enfant :-)
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  13. Très beau témoignage… L’adoption ce qui fait peur c’est le temps que ça prend parfois : mon chef vient juste d’adopter après 11 ans de démarches ! Mais bon, le bébé est là et le comble de bonheur c’est l’essentiel…
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  14. Bonjour à toutes les 2 !
    Très beau récit chère Kakrine, très vrai. Je te rejoins à 100% surtout pour le fait que ces années de galère pour essayer d’être parents (par la PMA et avant) ont également soudées notre couple plus encore que l’arrivée de notre fille (adoptée en Chine). Je crois que ces épreuves quand on les surmontent à deux deviennent un atout.
    J’espère que tu connaîtras bientôt le bonheur d’être maman car les livres c’est bien beau mais le « live » c’est encore mieux !!
    Faithfull, concernant la PMA, le jour où la page a été tournée pour nous (déménagement, installation à l’étranger etc..) on a mis en pause la PMA et déclenché la mécanique adoption, et à compter de ce jour, on n’a jamais eu la moindre envie de revenir en arrière et de re-tenter d’autres FIV même si on le pouvait. Le jour où tu as décidé que tu as été au bout de tes efforts de ce côté là, c’est une vrai délivrance en fait même si le chemin vers ton enfant est encore long et compliqué.
    C’est toujours une attente, pas facile, mais très différente, beaucoup moins douloureuse (en tout cas c’est comme ça que je l’ai vécue comme Kakrine nous l’explique parfaitement).
    Virginie
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  15. Merci pour ….. ToUt … je suis en pleins renoncement a la PMA…et je vais vers l’adoption mais je n’en suis qu’aux pensées et assez paumer !!! alors la j’avoue que tu es d’une aide très PrécieuSe…
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  16. Hello, c’est kakrine…. Bon j’ai été un peu absente cette semaine pour cause de boulot intense, et donc déconnectée …. Un grand , très grand merci à vous toutes pour vos commentaires si touchants! Vous m’avez émue, surprise, flattée, fait sourire…. Je suis très heureuse que ce texte, et que notre parcours vous ait tant inspiré et visiblement touché. Si ce petit témoignage ne pouvait en aider / conforter ne séant ce qu’une seule parmi vous…. Ce serait top! La blogo est décidément une vraie grande source d’inspirations et d’émotions!! Biz a vous toutes !
    Répondre


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Open-blog #1: Faithfullyyours en guest-star


Tadaaaah! aujourd'hui c'est une grande première: c'est "open-blog" sur le Blog de Kakrine!
Open-blog, ça veut dire qu'aujourd'hui, ce n'est pas moi qui écrit le billet, mais une autre bloggueuse invitée. Et que, à l'inverse, vous pourrez lire mon billet chez elle. 
C'est d'autant plus un évènement, que c'est Faithfullyyours qui me l'a proposé -m'inviter sur son blog et faire un échange. J'ai bien sûr sauté de joie à cette proposition, tout simplement parce que j'adooooore son blog, j’aime son humour féroce, sa « trasherie » hilarante, sa poésie aussi et finalement, son recul sur les « FIV et toussa ». Recul dont j’étais bien incapable lors de mon propre parcours de PMA et qui force mon admiration. Et tout ça est d'autant plus vrai que je l'ai rencontrée ce week-end, pour de vrai, avec d'autres "bloggueuses infertiles",  et qu'elle est juste comme dans son blog- et une fille qui aime les bouchées au Nutella, c'est forcément une fille bien, non ? ;-) ...
Pour mieux la connaître, allez lire ses trois articles que j'ai particulièrement aimés: Cher Clearblue7 idées reçues sur la fiv , Le droit d’avoir un bébé (ou pas)...
Ici, aujourd'hui, elle a choisi de livrer ses première réflexions sur l'adoption ; quant à moi, j'ai, à sa demande, tenté de raconter notre parcours de PMA et "comment on passe de la fiv à l'adoption"... vous pourrez le lire  ici

 L'adoption et moi, par Faithfullyyours
"Deux fiv à mon actif, aucune accroche, jamais, une réponse aux traitements qui est normale, mais pas aussi éblouissante que celle qu'on attendrait de quelqu’un de mon âge. Mouais. Je commence à me dire que si on veut avoir des enfants un jour (et c’est un peu ma quête depuis trois ans, hein, donc j’aimerais autant qu'on y arrive à un moment) il va peut-être falloir qu'on arrête de compter que sur nous, et qu’on fasse appel à l’amabilité d’enfants qui seront déjà tout faits pour enfin devenir parents.     
    Sauf que l’adoption, ça me fait peur. Pour plusieurs raisons. D’abord c’est long. C’est horriblement long. Je sais pas si je suis capable d’attendre et de prendre sur moi sans devenir une grosse connasse frustrée quelqu’un d’autre, sans me renfermer sur moi-même, devenir jalouse des autres pour qui c’est tellement facile (enfin, encore plus que maintenant je veux dire). Je ne pense pas que ce soit au-dessus de mes forces, parce que ce qu’il faudra faire pour avoir un enfant, je le ferai (même si cela implique voler un gamin au jardin d’enfant ou en acheter un sur le net. Nan je déconne les gens, appelez pas la police, c’est juste pour détendre l’atmosphère !). J’ai du mal à m’imaginer dans le futur résignée et capable d’attendre des années, sans pester, sans devenir une mauvaise personne. Bon, au pire je serai une mère un peu frustrée et énervée vous me direz, y en a d’autres.
    Ca me fait peur aussi, parce que je suis obsédée par la crainte que mon enfant se sente comme un plan b. C’est pas vrai, c’est juste qu’on est un peu cons, et faignants, on choisit la facilité, on se dit que c’est quand même plus rapide l’AMP si ça marche pour nous faire parents, et puis ça pose quand même moins de questions d’avoir un enfant par soi-même.
    J’ai peur que mon enfant ait l’impression qu’on a fait notre marché, qu’on a choisi notre enfant, par caprice. J’avoue que ça me fait peur de rentrer dans ce système où l’on peut élire une région du monde, je ne sais pas comment je ferais pour gérer ça. Et puis je pense aussi que finalement, à moins d’adopter seul, on est plutôt choisi par les OAA que l’inverse.
    J’ai peur du mal être de cet enfant, de ne pas savoir lui expliquer, quoi lui dire pour qu’il se sente à sa place et aimé, pour compenser un sentiment de double abandon, une fois par ses parents, une autre fois par le centre qui aura accueilli ses premiers mois. Et pourtant je me dis que si c’est écrit, si c’est celui-là le chemin qui nous mènera à notre enfant, c’est qu’on peut le faire, c’est qu’on se renseignera, on se bougera le cul, on lira des livres mêmes (si, je vous jure, j’en lirai plein !) pour avoir plusieurs pistes de réflexions, et pouvoir trouver notre façon de l’élever. Mais je me sens vraiment toute petite en face d’une tâche aussi ample. Et puis je doute un peu aussi parfois.
    Je suis en protocole fiv, parce que ça me parait plus rapide, parce que j’ai l’espoir de connaître un jour ce qu’est une grossesse, parce que je veux pouvoir rentrer dans le groupe des femmes qui parlent de leurs nausées et de leur accouchement. Ouais je sais, c’est un peu bas, je suis un peu faible, mais s’il le faut, je m’en passerai. Avoir un enfant avec mon code génétique, ça pour le coup, je m’en tape le cul par terre.
    Parce que mon rêve, ça reste quand même de trouver un jour un bébé dans son panier au bord de l’eau comme Moïse, et de le garder, et de l’élever. Parce que comme je suis une personne pleine de préjugés, et que je suis rien qu’une petite bite, quand je vois un couple avec un enfant disons… exotique, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer à quel point ça a été long et douloureux pour eux d’en arriver à un si grand bonheur, et que ça me foutrait presque les larmes aux yeux (alors que si ça se trouve vous me direz, ils sont juste en train de promener le fils des voisins , ou de faire un babby-sitting, mais que voulez-vous, j’adooore projeter mes sentiments sur les autres c’est plus fort que moi !)
    Alors voilà, à la veille (ou presque) de mon transfert d’embryon congelé, je me dis que quel que soit l’issue de ce chemin, même si sans le savoir encore je dois bifurquer vers une autre route qui sera encore longue, je la ferai, et je la ferai à genoux s’il le faut, du moment qu’elle m’emmène un jour vers mon enfant.


Et sinon j’aimerais qu’on fasse tous une ronde autour du monde pour que tous les hommes se donnent la main. Mais je veux pas qu’on mette une femme enceinte à côté de moi." Ecrit par Faithfullyyours.

Faithfullyours a donc choisi de livrer ses première réflexions sur l'adoption: j’ai beaucoup aimé son article, et qu'elle exprime aussi librement ses craintes… qui me paraissent tellement loin !! Certaines étaient les nôtres au début, d’autres ne nous ont jamais effleuré l’esprit ! C’est interessant cet échange, car je crois qu’on voit bien le cheminement , et notamment les toutes premières idées qui viennent quand on se met à penser à l’adoption alors qu’on est encore en fiv et qui doivent donc « maturer » ; et aussi le fait qu’on en soit à des étapes très différentes, même si plein de choses résonnent pour l’une et l’autre dans chacun des billets ! 
J'espère donc désormais pouvoir ouvrir régulièrement mon blog à d'autres bloggueuses/bloggeurs, ou encore, à des non-bloggueuses/bloggeurs qui me lisent et qui aimeraient un peu plus de place que celle possible dans les commentaires pour s 'exprimer autour de l'adoption!

Et maintenant, dites-nous si vous avez aimé...


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dimanche 18 septembre 2011

Une nouvelle proposition de loi sur l'adoption

Comme vous l'avez sans doute vu, Alain Suguenot, dépûté de Côte-d'or, a déposé, avec sa collègue, Michèle TABAROT, Présidente de la Commission des Affaires Culturelles de l'Assemblée nationale, une proposition de loi visant à simplifier et améliorer les procédures d'adoption.
Vous pourrez trouver son article dans lequel il explique sa démarche  ici , mais je vous invite surtout à aller lire l'analyse qu'en fait DucThien : c'est une analyse pleine de justesse, pertinente, et que je partage tout à  fait !!
En résumé, la proposition de loi vise notamment à "faciliter le prononcé des déclarations d’abandon, à améliorer la préparation et l’information des candidats, à réformer l’adoption simple et à développer l’implantation de l’Agence Française de l’Adoption (A.F.A) dans les pays d’origine . Deux des articles traitent de la notion de délaissement parental (désintérêt manifeste d’une durée d’un an des parents pour leur enfant)".
Quant à moi, je trouve notamment très bien cette proposition de prolongation d'un an de l'agrément lorsqu'on est en cours d'agrément au moment du 5ème anniversaire de l'agrément initial ... parce que nous serons bientôt concernés!!  Cette proposition-là me semble concrète, pragmatique et lucide. A suivre donc!
Et vous, qu'en pensez vous? 

Sources: Gazetteinfo
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Yingluck en voyages officiels chez ses voisins

Un mois après sa prise de fonction, Yingluck a commencé ses "visites d'introduction", et s'est présentée cette semaine à quatre de ses voisins. Pour son premier voyage officiel, direction le Bruneï, avec un entretien à huis-clos avec son Sultan, Hassanal Bolkiah, qui permet aux journalistes de fantasmer ("closed-door meeting" titre le quotidien TheNation) "Elle portait une robe beige clair. La réunion à huis clos devait toucher, entre autre,  à l'insurrection musulmane en Thaïlande  du sud, où les attaques quasi-quotidiennes ont laissé des milliers de morts, mais également sur des échanges commerciaux agricoles" .
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mardi 13 septembre 2011

Le classement Forbes 2011 des Thaïlandais les plus riches


Selon le classement Forbes publié le 30 août dernier, "la fortune cumulée des 40 plus riches de Thaïlande a augmenté de 25% en 2011 pour atteindre une somme totale de 45 milliards de dollars."  Six femmes figurent dans ce classement, dont  "Nishita Shah Federbush, 31 ans, qui, avec une fortune de 340 millions de dollars, est la plus jeune sur la liste. Classée 27e personne plus riche de Thaïlande ans, elle est administrateur et actionnaire du groupe de marine marchande Precious Group fondé par son père" (c'est elle, sur la photo).
"Le plus  riche reste "Dhanin Chearavanont, 72 ans, principal actionnaire du conglomérat alimentaire Pokphand (CP Group),  avec une fortune estimée à 7,4 milliards de dollars"
La seconde personne la plus riche sur la liste de Forbes est Chaleo Yoovidhya, 79 ans, qui a co-fondé Red Bull. Sa fortune nette est évaluée à 5 milliards de dollars contre 4,2 milliards de dollars l’année précédente. Il détient 49 % de l’entreprise tandis que son fils, Chalerm, classé n ° 37 sur la liste, est propriétaire de 2 % du capital."  Pour en savoir plus sur la fabuleuse histoire de Red Bull,  et sur le troisième associé autrichien, cliquer ici.
"En troisième place on trouve Charoen Sirivadhanabhakdi, 67 ans, qui a amassé une fortune estimée à 4,8 milliards de dollars avec Thai Beverage et la vente de bière et de whisky et des investissements immobiliers. Thai Beverage, le plus grand brasseur et distillateur de Thailande a été coté à Singapour en 2006 et son cours a été stable pendant la dernière année.(...)
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lundi 12 septembre 2011

Miss Thaïlande 2011

Naaannn, ce blog ne se transforme pas du tout en Gala spécial Asie!!
En même temps, hein,  vu l'actu sur l'adoption en Thaïlande, je crois que je vais devoir trouver un certain nombre de sujets pour meubler!!
"Pacharida Rodkongka, surnommée Julie, a été élue dimanche dernier Miss Thailand World 2011 lors d’une cérémonie diffusée sur Channel 3 et organisée au Bangkok Convention Centre de CentralWorld. Née il y a vingt ans et demi d’un père anglais et d’une mère thaïlandaise, la jeune femme est actuellement en première année au Raffles International College, une école de design située dans la capitale.(...). Elle représentera la Thaïlande le 6 novembre prochain à Londres lors du concours de Miss Monde 2011."
Je vous invite à découvrir le kitchissime site officiel   !

Source: LePetitJournal    



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dimanche 11 septembre 2011

Mes souvenirs du 11 septembre 2001...

Il y a dix ans, c'était un mardi après-midi . J'étais en conseil de direction. On a fait une pause, vers 15h30. Et le collègue de la comm' est venu nous chercher. Je suis montée dans son bureau, où il y avait une télé, et on a regardé les images, médusés. Je me souviens lui avoir demandé s'il était sûr que ce n'était pas un canular, ou un montage internet... mais non . J'ai appelé mon Namoureux, il avait vu les images aussi, on était halluciné, on n'y croyait pas.  
Malgré la stupéfaction, la réunion a repris. Je ne me rappelle plus tellement la fin de l'après-midi. j'imagine que je ne devais pas être très concentrée, et les collègues non plus!
Ensuite, je suis rentrée, préparer le dîner d'anniversaire de mon Namoureux: eh oui, il est né un 11 septembre...  Nous avions prévu un dîner en tête-à-tête, à la maison, avec un champagne millésimé, un Veuve Cliquot. Mais le menu, je ne m'en souviens plus... Home-made, pourtant, et je m'étais appliquée, forcément...Nous avons dîné, donc, mais nous n'avons pu nous déscotcher de la télé, ce soir-là, et des images qui tournaient en boucle. Je me souviens de notre émotion, de notre stupéfaction, de notre incompréhension, d'une certaine peur aussi. Et des pensées que nous avions pour nos amis américains, californiens, Dieu merci... Tous les ans, cette sensation chaotique  et ce sentiment d'incompréhension reviennent au gré des reportages: c'est fou comme on peut se souvenir précisément d'une émotion, pourtant liée à un évènement qui n'est pas personnel. 
Mais le 11 septembre reste pour moi d'abord la date de l'anniversaire de mon Namoureux !
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vendredi 9 septembre 2011

Le Roi du Bhoutan se marie en octobre!


"Il est beau, il est jeune, il ressemble à Elvis et il est roi ! Surnommé K5 car il est le cinquième monarque de la dynastie Wangchuck, Jigme Khesar Namgyel est le roi du Bhoutan. Quand il n’était pas encore monté sur le trône, on le surnommait le "prince charmant" grâce à son physique plutôt avantageux et ses coupes de cheveux gominés. Réputé « proche du peuple, intelligent et visionnaire » selon la presse de son pays, K5 est diplômé de l’université d’Oxford en sciences politiques. Âgé de 31 ans, le roi Dragon – titre officiel de chaque souverain en exercice dans cette petite monarchie asiatique – cherchait un cœur à prendre. Depuis le mois de mai, c’est officiel : il se mariera au mois d’octobre, dans la localité de Punakha, ancienne capitale d’hiver du royaume du Bhoutan."
Et là, vous vous demandez pourquoi diable je vous parle du Roi du Bhoutan ? 
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