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lundi 15 octobre 2012

Adoption Internationale: enfin un article qui met (presque) les pieds dans le plat

Le Monde a tiré le premier, et enfin publié un article plus global sur les difficultés actuelles de l'adoption internationale, et pas que sur l'adoption par les  homos,  intitulé "La grande crise de l'adoption à l'étranger", et repris ensuite en partie par Sud-Ouest et Le Figaro. Enfin un article qui met donc les pieds dans le plat, et dresse le portrait de la situation actuelle, que tous les adoptants en attente connaissent parfaitement, mais leur entourage parfois un peu moins, tout comme certains gouvernants serais-je tenter de dire.....  (il y a quand même aussi un article sur l'adoption internationale par les homos ici, mais il faut être abonné).
Néanmoins, cet article ne va pas tellement au-delà du constat catastrophique, et c'est bien dommage. Même si la responsable de MDM interviewée dans l'article pose les bonnes questions, je trouve que la cause de la diminution est principalement expliquée par le développement des pays d'origine, sans aucune remise en cause de l'absence d'adaptation de la France à cette évolution du contexte international, pourtant bien réelle. L'exemple de pays qui ont su se réformer et qui voient leurs adoptions augmenter, comme l'Italie et l'Espagne, n'est même pas cité. Et les propositions d'EFA, entre autres,à peine effleurées.

Certes, les pays d'origine évoluent, se développent et développent l'adoption domestique. Sous-entendre que certains pays en profitent pour conserver les enfants en bonne santé dans le pays d'origine car cela coûte moins cher au système social du pays en question comme le fait un peu cyniquement, mais lucidement, la responsable de MDM, pourquoi pas. Mais oublier de dire que la France bouge fixe, totalement immobile en matière d'évolution des procédures et des accompagnements avant et après l'adoption, oublier de dire que l'AFA est inefficace, malgré des efforts louables mais insuffisants, oublier de dire que les COCA, pourtant saluées, ont peu de moyens... c'est dommage, surtout venant d'un journal comme Le Monde. D'autres articles viendront peut-être compléter celui-ci ... je l'espère!

J'en publie ici les extraits les plus significatifs:
" En 2005, quelque 4 000 enfants de toutes nationalités étaient adoptés par des Français. En 2012, ils devraient être 1 500, selon les projections du ministère des affaires étrangères (pour, en moyenne, 600 enfants français). Tous les pays d'accueil sont touchés dans les mêmes proportions (– 60% aux Etats-Unis). La tendance devrait se poursuivre. "Il faut réagir si nous voulons qu'il y ait encore des adoptions internationales en France dans dix ans", affirme Nathalie Parent, la présidente de Enfance et familles d'adoption, principale association de parents adoptifs.

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vendredi 12 octobre 2012

La place de l'enfant adopté dans le débat

Suite à mon premier post sur le projet de loi sur l'ouverture de l'adoption aux couples homos, qui reprenait en quelque sorte les diverses réactions suscitées dans la presse, un débat passionné et passionnant s'est ouvert dans les commentaires de ce même post sur la place de l'enfant adopté, et sur les "pour" et "contre"de l'adoption par les homosexuels.
Pour poursuivre ces échanges, autour d'un projet de loi dont on ne connait pas encore tous les contours, je complète donc ici une partie des points de vue exprimés par de nouvelles publications récentes, qui repositionnent notamment cette problématique dans le contexte plus large de l'adoption "tout court" et des conséquences de la complexité grandissante de celle-ci, notamment en termes de lacunes dans le domaine de l'accompagnement post-adoption.
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lundi 8 octobre 2012

Adoption par les couples homos, mais pas que: le "discours de la méthode"

HÉLÈNE CHARBONNIER, présidente de Racines Coréennes, et JEAN-VITAL DE MONLÉON, pédiatre, anthropologue, tous deux membres du Conseil supérieur de l’adoption, ont publié une tribune dans Libé vendredi dernier.
Sans véritablement se positionner sur le sujet de l'adoption par les homos, même si l'on sent une certaine réticence en filigrane, leur propos a surtout été de repositionner le sujet autour de trois points: l'intérêt de l'enfant adopté (point sur lequel je reviendrai dans un autre post, au vu des passionnants(és) débats générés sur ce point dans les commentaires de mon précédent post), le contexte plus large de l'adoption en général, aujourd'hui beaucoup plus difficile et plus complexe et sans beaucoup de réactions de nos gouvernants (les nouveaux comme les précédents), et enfin, l'appel à une "réflexion collective" sur le sujet, en faisant appel aux institutions en place et aux diverses associations. Un discours de la méthode , en quelque sorte.
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lundi 17 septembre 2012

L'ouverture de l'adoption aux couples homos

Le projet de loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels leur permettra d'adopter "dans les mêmes conditions que les hétérosexuels". "Il va étendre aux personnes de même sexe les dispositions actuelles du mariage, de la filiation et de la parenté", déclare la ministre de la justice, chargée d'élaborer le texte. "Les couples homosexuels pourront, comme les autres, adopter de façon individuelle ou conjointe – de façon simple ou plénière", précise Mme Taubira. "Ainsi, les personnes homosexuelles désireuses de devenir parent de l'enfant biologique de leur conjoint pourront accéder à la procédure d'adoption dans les mêmes conditions que les hétérosexuels", souligne la garde des sceaux.

Voilà pour les grandes lignes du projet. Auquel j'adhère.
Mais concrètement, la presse s'est largement interrogée sur la réalité des possibilités d'adoption par les couples homos. En clair, à part adopter plus facilement l'enfant du conjoint  en adoption simple, ce qui est une vraie demande (surtout dans l'intérêt de l'enfant, d'ailleurs),  les autres démarches risquent d'être ... compliquées. Ce qui n'est pas très étonnant quand on connait un peu les mécanismes et surtout le contexte de l'adoption.
Néanmoins, il ne faudrait pas que cette ouverture de l'adoption aux homos serve de "cache-misère" à nos gouvernants: pendant ce temps-là, on ne discute pas des problèmes de fond auxquels est confrontée l'adoption en France... quelque soit la "nature" des couples adoptants.  Et sur le sujet, il y a quand même un peu de boulot!!
Bon, revenons au sujet du jour, et aux réactions, globalement assez pessimistes,  lues un peu partout:

Concernant l'adoption internationale, selon le Huff Post " Le refus de nombreux pays de confier leurs orphelins à des personnes de même sexe conjugué au faible nombre d'enfants légalement adoptables en France, constitueront des obstacles majeurs à l'adoption par des couples homosexuels, préviennent les associations. "Si on doit autoriser l'adoption par des couples homosexuels, soyons honnêtes jusqu'au bout: il faut les prévenir qu'ils n'auront que très peu de chances de voir leur dossier aboutir", souligne ainsi Geneviève Miral, ancienne présidente de Enfance et Famille d'Adoption (EFA), qui dit fédérer "93 associations, regroupant près de 9.000 familles". A cela, une première raison: "Très peu de pays d'origine autoriseront les démarches par les couples homosexuels", explique-t-elle. Dans les faits, la France pourrait ainsi se retrouver dans la même situation que la Belgique: l'adoption par les couples de même sexe y a été autorisée en 2006, mais en six ans aucune adoption internationale par un couple homo n'a été enregistrée officiellement.  "Ils vont être confrontés aux mêmes difficultés que les couples hétérosexuels", prévient Pierre Salignon, directeur général de Médecins du Monde, l'un des 35 organismes français autorisés pour l'adoption.
Selon StreetPress, "les  OAA sont unanimes : « c’est bien beau de faire rêver ces couples, mais, en réalité, rien ne va changer. » Hélène Marquié-Dubié, présidente de Cœur adoption, une association qui aide les futurs adoptants à s’informer, soupire : « pour ces couples, la déception va être énorme. Nous, on a toujours été pour que tous les couples, sans discrimination, puissent adopter. Mais la réalité, c’est qu’il est aujourd’hui tellement difficile d’adopter que les dossiers des couples homosexuels vont se retrouver systématiquement en-dessous de la pile. » Jacques Chomilier, vice-président du MASF, est formel : « je suis persuadé que, dans les 5 ans à venir, aucun enfant étranger ne sera adopté par un couple homosexuel. » Il va même plus loin : « Cette loi, on s’en fout, elle ne va rien changer. La seule chose que cette loi peut amener, c’est que les pays étrangers deviennent méfiants, qu’ils pensent que derrière chaque dossier de célibataire, il y a un couple homosexuel. Déjà que très peu de pays permettent l’adoption aux célibataires, alors là… Même pour les homosexuels, c’est une loi désavantageuse : au moins, aujourd’hui, ils se cachent derrière leur célibat, même l’APGL leur conseille de taire leur orientation sexuelle. Mais une fois qu’ils seront mariés, quel pays va leur permettre d’adopter ? C’est simple : aucun. »

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mardi 17 juillet 2012

L'approche britannique de l'adoption

Il n'est parfois pas nécessaire d'aller très loin pour trouver des idées pleines de bon sens, dont  nous ferions parfois bien de nous inspirer. En l'occurrence, si certaines des idées du Premier Ministre britannique en matière d'adoption pouvaient traverser la Manche, ce serait parfait !
En effet "Le Premier ministre britannique a annoncé la semaine dernière un plan visant à réduire radicalement le temps qu'il faut pour apparenter un bébé avec sa future famille permanente. Le gouvernement prendra des mesures pour mettre les intérêts des enfants au premier plan, en légiférant pour que les familles d'accueil ayant le potentiel et l'envie  de devenir leurs parents adoptifs, puissent le devenir rapidement, plutôt que de placer les enfants dans des foyers temporaires.
Le gouvernement veut voir plus de bébés et d'enfants faire partie d'une famille permanente tôt, afin qu'ils puissent récolter les bénéfices de grandir dans un environnement stable et aimant. Le premier ministre a déclaré: "Les besoins des enfants doit être au cœur même du processus d'adoption - il est choquant de constater que nous avons un système où 50% des bébés de moins d'un mois qui entrent dans le système  doivent attendre 15 mois pour être placés dans une famille aimante et permanente. C'est pourquoi aujourd'hui, je change la loi et appelle à une action urgente - à la fois auprès des autorités locales et des adoptants potentiels - pour modifier le système de déplacement.


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dimanche 15 juillet 2012

J'ai vu "Couleur de peau: miel"

ça y est! j'ai enfin réussi à voir le film de Jung, après avoir guetté scrupuleusement les programmes de la petite salle de ciné un peu art & essais que nous avons à Orléans.
Un peu docu-fiction, mi film-mi dessin animé, malgré quelques longueurs au début, j'ai vraiment beaucoup aimé. J'avais lu les BD, et on retrouve bien son univers, étoffé par les extraits de film d'époque évoquant l'histoire des Holt, et  surtout, par les images de son voyage de retour en Corée. La scène de la découverte de son dossier est extrêmmement émouvante.
Très touchant, drôle aussi, douloureux parfois, c'est l'histoire d'une vie, de ses vissicitudes aussi, du doute, du questionnement, de la recherche de soi...  et de la relation à sa mère, à ses mères devrais-je dire. Il évoque très joliment ses pensées envers sa mère biologique qu'il nomme, son dialogue intérieur avec elle : "on ne peut pas aimer une mère imaginaire, on peut seulement la rêver" conclut-il dans son émouvante fin. Il finit par formuler aussi l'amour qu'il porte à sa mère adoptive ("je n'ai qu'une mère" dira t il à la fin), malgré ses maladresses et sa dureté à son égard. 
Un joli moment donc... s'il passe près de chez vous, surtout n'hésitez pas! 
Pour en savoir plus, le site du film est là, et voir aussi les impressions de Zeu sur son blog BacaPana.

Je vous laisse avec la bande annonce... 


Et le "trailer"


Voir aussi l'article de Libération sur le thème qu'évoque également Jung dans son film, lors de son voyage en Corée: " Enfants adoptés : dans le pays d'origine, "nous ne sommes que des touristes", article dans lequel des adoptés adultes d'origine coréenne témoignent. 
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dimanche 1 juillet 2012

Heureuses nouvelles !

C'est mercredi soir que j'ai appris l'heureuse nouvelle: Virginie, copine FB et fidèle lectrice de ce blog, suissesse, est enfin devenue maman, après 44 mois d'attente en Thaïlande ! Son dossier est d'octobre 2008 , comme le nôtre! Elle a l'immense joie de devenir la maman d'un petit garçon de 17 mois.
J'en suis très heureuse, et même joyeuse, surtout que cette attribution arrive après celle de Mimi (ici), via OA, après 56 mois d'attente (un petit garçon de 6 mois)  et celle de Véronique, via OA, qui après 52 mois d'attente vient de rentrer avec sa petite fille de 11 mois. Et des australiennes, des irlandaises, sont en train de partir ou de revenir avec leurs enfants, la reprise des attributions s'étant fait sentir dès le début du printemps dans ces pays-là. L'arrivée de la nouvelle directrice du DSDW en avril aurait donc semble-t-il accéléré réellement les choses, les piles de dossiers n'attendaient peut-être plus qu'elle pour la dernière signature...  
Et dans tout ça, il y a eu une attribution AFA. Une seule, début juin, d'un dossier 2007, pour un petit garçon de presque 7 ans.  Et c'est tout. C'est déjà beaucoup, la première depuis presque 18 mois. Je n'espère qu'une seule chose: que d'autres s'annoncent vite désormais (il reste encore des dossiers 2007),  afin que cette joie ne soit pas altérée, c'est tellement agréable de partager de bonnes nouvelles et de voir la fin du tunnel! 

Edit de 20h: et je viens de découvrir le post de Faithfullyyours qui annonce la naissance de son fils Zed jeudi dernier!! Mais quelle semaine !!
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jeudi 21 juin 2012

L'adoption internationale en pleine mutation: les adoptions complexes selon MDM

J'ai lu ce ce numéro de la revue Humanitaire dans le TGV qui m'a conduite à Marseille lors du week-end de l'Ascension, il y a donc déjà quelques semaines. Je prends enfin le temps d'en reprendre quelques extraits ici, qui me sont apparus particulièrement intéressants, mais les autres articles et leurs exemples sont aussi à lire, même si cela nécessite d'avoir un peu de temps devant soi!
Médecins du Monde y brosse un panorama exhaustif de l'évolution de l'adoption internationale ces dernières années, mais également de sa conception de l'adoption ces vingt dernières années, fondée principalement sur son expérience des "adoptions complexes".

"Médecins du Monde, association humanitaire médicale, est la seule en France à avoir intégré l’adoption dans ses statuts fondateurs et créé une mission chargée de l’adoption internationale. L’association a ainsi accompagné l’adoption de plus de trois mille sept cents enfants entre 1990 et 2010."
Dans cette revue qui pose la question de l'avenir de l'adoption internationale, MDM insiste fortement sur la nécessité d'avoir "un discours de vérité sur les évolutions de l’adoption, ce qu’elles impliquent dans l’avenir pour les familles en désir d’enfant, pour les enfants accueillis ou dans l’attente de l’être, pour leur accompagnement psychologique, social, médical, éducatif une fois sur le territoire national. Le contexte pose en effet des questions complexes sur leurs prises en charge possibles ou souhaitables, les limites de nos pratiques, l’accompagnement demandé par les familles et leur formation à la parentalité adoptive, une représentation de ces nouvelles filiations qui se construisent souvent plus vite que notre environnement législatif, une représentation de l’acte d’adoption lui-même. "

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mercredi 13 juin 2012

Ce que j'ai appris sur la maternité en étant un parent adoptif

Aujourd'hui , je partage avec vous un article publié  il y a quelques semaines dans la section Parents du HuffPost US,  par Kristen, une blogeuse US, maman bio et adoptive de 4 enfants: "Ce que j'ai appris sur la maternité en étant un parent adoptif". Pas grand chose d'original, très imprégné des principes américains, mais malgré tout un certain nombre de vérités toujours bonnes à être dites!
Qu'en pensez-vous?

"Ma famille a été formée de multiples façons: mon premier enfant a été adopté à partir du système de placement familial, mes deux autres enfants suivants  sont venus "à la manière démodée" et mon dernier enfant a été adopté à près de 4 ans dans un orphelinat en Haïti. J'ai eu la chance de découvrir la beauté de l'accouchement, ainsi que la joie de rencontrer un enfant adopté pour la première fois. Chaque expérience a été tout aussi émotive et change la vie. Toutefois, l'expérience de l'adoption m'a donné une perspective unique sur la maternité, m'a appris quelques vérités nouvelles, et le renforcement de ce que je crois être vrai sur le rôle parental.
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lundi 14 mai 2012

les Dieux (de l'adoption) dont tombés sur la tête!

Vous vous rappelez sans doute de ce super film des 80's,dans lequel un Bushman perplexe trouve une bouteille de coca en pleine brousse?
En ce moment,  je fais à peu près la même tête que lui lorsque je lis l'actualité de l'adoption!
Je crois effectivement que les Dieux de l'adoption sont tombés sur la tête, lorsqu'ils ne se sont pas barrés en vacances (ben oui, en fait Dieu surfe au pays basque, donc forcément, pour faire avancer l'adoption, il a pas bien le temps) ou qu'ils n'ont pas carrément déserté (cf l'évolution de l'adoption dans le monde en 2011).
Première affaire: Une procédure d'adoption annulée à cause d'une grossesse
"Un bonheur n'arrive jamais seul. David et Marie-Céline Vidris l'ont, sans doute, pensé, à la fin du mois d'octobre dernier, lorsqu'ils ont appris que la jeune femme était enfin enceinte, elle qui était allée d'échec en échec au cours de nombreuses années de traitement. Là, un bébé s'annonçait, alors même que le couple regardait vers la Corée du Sud où un petit Dae-Wung, qu'ils appellent Alexis, leur était promis par l'association Rayon de soleil de l'enfant étranger, un organisme autorisé pour l'adoption (OAA). Seulement, depuis l'annonce de cette grossesse inespérée, David et Marie-Céline Vidris sont plongés en plein cauchemar : ils ont appris, en effet, que, compte tenu de la grossesse annoncée, leur apparentement leur était retiré et que leur petit Alexis serait proposé à une autre famille.
Le couple ne comprend pas cette attitude car « nous voulions poursuivre l'adoption. Pour nous, Alexis est déjà notre fils. Nos noms ont été inscrits sur ses papiers officiels dès que l'apparentement a été confirmé. (...) Marie-Céline et David se sont attaché les services d'un avocat pour faire entendre leur voix.  Le couple veut se battre jusqu'au bout pour que jamais Alexis puisse croire que ses parents de France l'ont abandonné. Et pour que le bébé à venir n'endosse pas la responsabilité de l'absence de ce frère lointain."
Yapluka espérer qu'elle ne fasse pas une fausse-couche... ;-)
Je suis juste consternée... Il y a des règles bien sûr, dans les pays d'origine, qui doivent être respectées. Je ne sais pas, d'ailleurs,  si la Corée interdit l'adoption à une femme enceinte...A moins que ce ne soit le sacro-saint culte du "deuil de l'enfant biologique" dont on nous rebat les oreilles, à nous, adoptants?
Il y a néanmoins probablement de vraies questions sur la place de chacun des enfants, sur leur attachement respectif, quand l'adopté et le bio  arrivent presque concommitamment...mais je tends à penser que si ce n'est pas un problème pour les parents, cela n'en est pas un pour les enfants (mais ce n'est surement pas toujours vrai!!)
Mais en fait, en réagissant ainsi, cet OAA incite juste cette femme, et d'autres qui pourraient se trouver dans la même situation, à se dire qu'elle aurait mieux fait de ne rien dire... Qu'elle aurait mieux fait de mentir, donc. Mentir, pour pouvoir devenir mère. Normal, non ? 
Ce qui permet à certains de faire des raccourcis rapides,  comme "les adoptants sont prêts à tout",  "les adoptants sont des trafiquants", ben oui, regardez, ils mentent....
En même temps, je "connais" le cas d'une personne qui, dans la même situation, n'a rien dit. Une québéquoise dont je suivais le blog, est partie chercher sa fille en Thaïlande enceinte de trois mois. Elle n'a rien dit. Personne ne lui a rien dit non plus, semble-t-il. Elle ne l'a dit (et écrit sur son blog) qu'à leur retour. Et elle a deux enfants. Les choses n'ont probablement pas été très simples, mais dans ce qu'elle décrivait, cela ne semblait pas avoir posé de problèmes majeurs.... Et je connais aussi un couple, rencontré lors d'une réunion EFA, qui a adopté fin des années 70: deux de leur trois enfants adopté sont arrivés en même temps de deux pays différents (c'était possible à l'époque), et lorsque nous en avions parlé, à part la difficulté liée à l'arrivé simultanée de deux enfants, ils n'ont pas évoqué de difficultés particulières, même si c'est un peu différent... 
Vous auriez fait quoi, vous ?

Deuxième affaire: Des enfants britanniquesen attente d'adoption ne trouvent pas de parents en raison de leur prénom, d’après un article du Daily Mail.
"C’est le cas de la petite Chardonnay. La fillette était sur le point d’être accueillie dans une famille, mais ses futurs parents adoptifs ont fait machine arrière en apprenant son prénom. Autre exemple évoqué : celui d’un prénom faisant référence à une boisson alcoolisée. Il est certes de mauvais goût, mais de là à en faire un motif de refus d’adoption… On pense évidemment aux malheureux enfants condamnés à rester, pour l’instant, sans famille.
D’autres prénoms, moins originaux, découragent aussi les candidats à l’adoption. Ceux qui font notamment référence aux bijoux, et qui sont mal orthographiés, tels que Rubie, Emmarald, Jayde, Chrystal, jugés trop « classe-moyenne » par des parents vraisemblablement un peu snobs. Et pas possible d’en changer. Selon la loi britannique, l’enfant risquerait de perdre son identité si on lui donne un nouveau prénom. Pour que les choses changent, il faudrait que les familles se remettent en question et que la législation évolue
."

Bon, en même temps, Chardonnay, il fallait y penser ;-)

Sources: Libération, TF1, MagicMaman, SudOuest, LeParisien, Infobebes, 
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mardi 17 avril 2012

A chacun son histoire , Direct8: leur combat pour adopter

Ce week-end j'ai visionné en replay les reportages de l'émission de Direct8 de jeudi dernier. Deux reportages lucides et réalistes, sur l'adoption d'enfants grands. Vous les avez vus?
Le reportage en Colombie est particulièrement édifiant sur la complexité et la durée des démarches, les méandres administratifs auxquels on peut être confronté. Mais aussi sur le rôle essentiel de la famille d'accueil et sur la préparation de l'enfant à l'adoption.J'ai été bluffée par la détermination et la capacité d'adaptation de cette petite fille (de 9 ans!), Ingrid, qui a clairement choisit sa famille ! 
Le reportage sur le retour de Lizzi , 20 ans, en Chine, d'où elle a été adoptée à l'âge de 7 ans, est assez poignant. En particulier les images du jour de son adoption, assez hallucinantes, où sa mère adoptive est venue la chercher chez ses grands-parents qui visiblement, ne l'avaient absolument pas préparée à son adoption et à les quitter. C'était terrible, pas sur le coup (elle devait penser partir en promenade pour la journée), mais le soir, lorsqu'elle a réalisé et qu'elle a complètement "craqué".... Raide! Et de belles émotions aussi, lorsqu'elle découvre l'endroit où sa mère biologique a accouché, lorsqu'elle retrouve son "école" (transformée en habitations), et surtout, lorsque ses grands-parents finissent par lui dire leur joie de la revoir... Enfin, son retour en France, sa sérénité et son amour pour ses parents....

Pour voir les reportages, le lien est là ! Dites-moi ce que vous en avez pensé...

Et ci-dessous, l'article publié dans LeMondeTV

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vendredi 17 février 2012

Laurent Kerusore veut adopter


Moi, ce gars-là, je ne le connais pas. Je ne regarde pas "Plus belle la vie", désolée...je ne sais même pas à quelle heure ça passe !
Mais il m'a touchée. 
En pleine campagne présidentielle où les deux camps 
s'affrontent à coup de "oui les homosexuels pourront adopter / non ils ne pourront pas " son histoire trouve un écho particulier.  Et j'ai trouvé beaucoup de choses justes dans cette interview à Public - oui, je sais,  je ne regarde pas "Plus belle la vie", mais Google me fait lire Public ;-)
" À l’âge de 2 ans, il est adopté après avoir été abandonné par sa mère biologique, une prostituée violée par son demi-frère. Aujourd’hui, l’acteur, qui croque la vie à pleines dents, est bien décidé à rendre tout l’amour que ses parents adoptifs lui ont donné en adoptant à son tour un enfant. Mais pour un homme seul et homosexuel, le parcours s’avère difficile. "

Il explique alors "avoir rompu avec son ami, qui ne voulait pas avoir d’enfant. Etre parent, c’est le plus important. J’ai ce désir d’enfant depuis toujours. En ce moment même, quelque part, je sais qu’il y a un gamin qui a besoin de moi. Comme moi, j’ai eu besoin de mes parents quand ils m’ont adopté.


"Je n’ai pas encore entamé la démarche d'adoption  à proprement parler. Je compte commencer très bientôt. Je suis en train de potasser des livres, de prendre des contacts. Je réfléchis à la meilleure manière d’aborder les choses car l’adoption est particulièrement difficile pour les homosexuels.
(…) mais aujourd’hui, je suis célibataire, et un homme seul a le droit de faire une demande. Je pense avoir mes chances. Il y aura une enquête et je n’ai pas l’intention de mentir. Je veux me battre pour expliquer mes raisons. Ma démarche n’est ni malsaine ni égoïste. Je n’ai pas l’intention d’aller à l’étranger chercher une mère porteuse, ni payer pour avoir un enfant. Je ne veux pas non plus faire appel à l’insémination artificielle avec une amie car j’aurais trop peur que la maman décide un jour de partir vivre à l’autre bout du monde avec notre enfant.(...) Je lis des témoignages sur les forum ou dans des livres. Mais pour le moment, je n’ai trouvé personne comme moi, une personne adoptée qui aimerait adopter à son tour. Avant de faire la demande d’agrément, je veux prendre rendez-vous avec des assistantes sociales et un juge pour enfants afin d’avoir quelques indices sur mes chances de réussite.

Adopter, c’est une démarche qu’il faut mûrir, ce n’est pas anodin. Et puis, je voulais avoir une situation vraiment stable, avoir de quoi recevoir correctement l’enfant. Depuis deux ans, j’ai une maison, j’ai du travail. Je pourrai assumer financièrement cet enfant.

Dans les familles traditionnelles, la parentalité s’établit par la génétique, mais je reste persuadé que la vraie transmission, c’est l’amour et l’éducation. C’est cela qui crée le vrai lien. Je veux donner ce que j’ai eu la chance de recevoir : une vraie éducation, un toit, et beaucoup d’amour. Ma mère a cette formule qui me donne des frissons, elle dit toujours que je ne viens pas de son ventre mais de son coeur. 
Concernant l'adoption, "Rien ne vaut la vérité. Mes parents me l’ont dit très tôt, du coup, c’était parfaitement intégré, et je me sentais bien dans ma peau. Ça m’a rendu plus fort. "


Sur ce long et difficile chemin de l'adoption, au moins aussi pentu et tortueux que les ruelles du quartier du Panier- je ne regarde pas "PBLV", mais je connais un peu Marseille ;-)... - je vous souhaite sincèrement bonne chance, Laurent...

Source: Public 
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mardi 14 février 2012

Quel anniversaire pour un enfant adopté?

Il y a quelques jours, Le Parisien a publié une interview de Patricia Mowbray, auteure de "A comme adoption" (voir ici) concernant les anniversaires des enfants adoptés. J'apprécie beaucoup cette auteure, son bouquin est top et une fois de plus, son interview révèle son approche censée et pragmatique! 
"L’anniversaire officiel et l’autre, celui dont on ne parle jamais. « C’est pourtant un jour essentiel, lui aussi », sourit Patricia Mowbray, présidente de l’association Racines d’enfance, adoptée elle-même à l’âge de 3 ans, il y a cinquante-cinq ans, par des parents franco-britanniques. « C’est un jour de renaissance, le jour où on existe à nouveau pour d’autres yeux, le jour d’arrivée sur notre terre d’enfance, le jour où la mère devient mère, le père devient père… »
Dans le livre qu’elle réédite aujourd’hui, « A comme adoption », magnifique ode à cette aventure du point de vue de l’adopté, Patrica Mowbray a absolument tenu à ajouter un chapitre sur « l’anniversaire ». « Ici, en Occident, la date est très importante et le rite entretenu parfois jusqu’à l’excès… Il ne s’agit pas de le rayer : les enfants en ont besoin puisqu’ils sont bien nés comme les autres, que tous leurs copains fêtent leur anniversaire. Mais quand on est adopté, non seulement c’est un jour incertain parce qu’on a pu être déposé tardivement à l’orphelinat, mais c’est un jour sans témoin. Et c’est ça qui manque. » Les parents peuvent y mettre des mots, certes, mais pas raconter. Certaines mamans ont même un pincement au cœur en repensant à ce jour où une autre femme a mis leur enfant au monde. Du coup, le vrai moment ritualisable qui a du sens pour la famille et qui fait rejaillir de l’émotion positive, c’est celui de l’adoption. Les familles pourraient choisir de retenir la date de la rencontre, celle de l’apparentement, du jugement… Mais dans 90% des cas, c’est celui de l’arrivée à la maison qui reste gravé dans le marbre. (...)
D’ailleurs, pour Patricia Mowbray, il ne s’agit surtout pas de gommer « l’avant adoption », ni d’en faire trop, de pourrir de cadeaux deux fois dans l’année un petit qui n’a rien demandé. Encore moins de lui mentir. « Au contraire, c’est juste l’occasion de parler », conclut-elle. « L’émotion de ses parents qui se remémorent son arrivée est très rassurante pour l’enfant… Elle raconte à elle seule la manière dont il a été accueilli. Elle lui permet simplement d’avoir, lui aussi, un « repère d’origine ».
Et vous, vous faites comment? vous en fêtez aussi plusieurs, et correspondant à quels évènements ? 
Source: Le Parisien 
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dimanche 12 février 2012

Statistiques adoption 2011, EFA et nouvelle loi sur l'adoption: ça s'agite!

Après la publication par le SAI, dans la discrétion la plus absolue,  des très mauvais chiffres de l'adoption 2011 (voir ici), la presse s'empare petit à petit du sujet, en lien avec et la prise de position d'EFA et la discussion en cours sur la proposition de loi de Michèle Tabarot sur le délaissement parental et l'adoption (voir ici). 


L'évolution des adoptions internationales 2011
D'après Le Parisien, "2011… le chiffre le plus bas depuis vingt-cinq ans. « C’est moitié moins qu’en 2005, date à laquelle les autorités françaises juraient pourtant qu’on allait doubler les adoptions! » (...) Au total, il n’y a plus que 27 000 enfants adoptés chaque année dans le monde pour… 27 000 demandes d’agrément déposées en France. Et, malgré les efforts avec la nomination en 2009 d’un ambassadeur de l’adoption internationale ou l’envoi de jeunes volontaires dans les pays où les Français adoptent, la France est distancée par des pays comme l’Italie. « Cela prouve bien qu’il faut mieux préparer les Français en amont de l’agrément », assure EFA. « Les pays d’origine le réclament et l’Italie le fait, ce qui a d’ailleurs fait chuter le nombre de candidats. Mais, au moins, les familles italiennes prennent la pleine mesure de la réalité de l’adoption et adoptent davantage d’enfants grands ou à besoins spécifiques .» Agés de plus de 7 ans, vivant en fratrie, porteurs d’une maladie ou d’un handicap… Ce sera de plus en plus fréquemment le profil des enfants adoptables et il faut y préparer les Français. Sauf que le projet de loi déposé en 2009, qui actait le renforcement de l’information et l’accompagnement des candidats à l’adoption, n’a jamais été examiné"


La position d'EFA
La baisse régulière du nombre d’adoptions internationales inquiète EFA qui fustige , dans un communiqué virulent publié lundi dernier (veille de l'examen de la proposition de loi de M Tabarot en commission) « une gestion au jour le jour, quasiment exclusivement administrative » et demande aux autorités françaises « de renforcer les OAA », « de mieux encadrer l’agrément des organismes » et de mieux coopérer avec les pays d’origine."  En voici la conclusion : "L’adoption internationale ne retrouvera probablement jamais le niveau du début des années 2000 – et c’est une bonne nouvelle pour les enfants pour lesquels des solutions locales sont trouvées – mais il est aujourd’hui encore possible de faire en sorte que les enfants réellement privés de famille puissent trouver des familles françaises préparées et accompagnées. Encore faut-il s’en donner les moyens!"
Voilà qui est bien dit, et enfin dit! C'est affligeant, mais je suis contente que ce soit enfin formulé. Et surtout par EFA, qui "pèse son poids" et qui est en général, plus  nuancée dans ses propos. Là, c'est grosse colère, et ça se voit. Enfin, j'espère! En revanche, pas de position du MASF pour l'instant...


La proposition de loi sur l'enfance délaissée et l'adoption
Selon Le Point, "Les candidats à l'adoption sont donc confrontés à la fois à des conditions durcies à l'étranger et à un faible nombre d'enfants légalement adoptables en France. Les petits doivent en effet faire l'objet d'un "désintérêt manifeste" de la part de leurs parents, une notion complexe rarement décidée par la justice. La députée (UMP) Michèle Tabarot a déposé une proposition de loi (PPL) en septembre à l'Assemblée nationale, destinée à remplacer cette notion par celle de "délaissement parental", moins "floue"."
Depuis, plusieurs tables rondes se sont tenues (voir ci-dessous), et une Commission spéciale de l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité le 7 février dernier la proposition de loi de Michèle TABAROT sur l’enfance délaissée et l’adoption, avant  l'examen des amendements le 15 février. Cette loi prévoit également un certain nombre de points sur l'adoption internationale, comme le précise Michèle Tabarot sur son site: 
-  "tenir compte de l’allongement des procédures d’adoption en prévoyant la possibilité de proroger l’agrément des adoptants au-delà des cinq années de validité, lorsqu’un apparentement avec un enfant existe pour permettre de finaliser les démarches.
-  une expérimentation pourra être lancée dans plusieurs départements volontaires pour mieux former les candidats à l’adoption dans le cadre de modules d’information obligatoires."
- possibilité accordée à l’AFA d’engager des actions de coopération, "il faudrait instaurer une coopération humanitaire destinée aux enfants qui n’auront pas la chance d’être adoptés. Or, jusqu’ici, les statuts de l’AFA ne le permettent pas."
-l’extension de l’habilitation l’AFA à tous les pays
et encore tout un tas d'autres  points. 

Elle devrait être présentée à l’Assemblée début mars… et donc passer dans la législature actuelle. A suivre... 
J'ai tellement l'impression que tout le monde prèche dans le vide sur ce sujet, que je crains que la bataille ne soit perdue d'avance. Je suis  très sceptique quant à l'aboutissement de tous ces travaux, cette agitation soudaine (enfin ça dure depuis septembre quand même), dans un contexte catastrophique pour l'AI en 2011, me fait craindre qu'elle ne soit désespérée ou inutile... Pourtant il y a des points dans la loi qui pourraient aider: prolongation de l'agrément, formation des parents adoptants, possibilité de coopération pour l'AFA... Par ailleurs, à la lecture des compte-rendus de tables rondes (oui, je les ai TOUS lus), l'hétérogénéité des méthodes d'un département à l'autre se confirme, ainsi que l'absence d'outils nationaux, que ce soit pour l'évaluation, la méthodologie,  les suivis. C'est assez hallucinant, parfois...
Allez voir aussi l'excellent article publié par Gwendoline sur le sujet (Duc Thien). 

Enfin, symbole de la cacophonie et du manque de vision actuels, la possible suppression du portail unique « adoption.gouv.fr » (voir ici). Comme le dit Gisèle Biemouret sur son site, " Membre de la Commission spéciale chargée d’examiner la proposition de loi sur l’enfance délaissée et l’adoption, nous avons appris, lors de nos réunions de travail, que le Gouvernement envisageait de supprimer l’actuel portail unique de l’adoption dénommé « adoption.gouv.fr ». En effet, ce portail viendrait à être scindé en deux portails dont l’un serait dédié à l’adoption nationale et relèverait du ministère des solidarités et de la cohésion sociale, tandis que l’autre serait dévolu à l’adoption internationale et relèverait du ministère des affaires étrangères et européennes.(...)" Aucune comm officielle, aucune concertation avant de décider ça, c'est "un technocrate" qui a lâché l'info lors des tables rondes. Toujours sympa pour les députés.. Et en recherchant le site dans Google pour vous mettre le lien, je tombe sur une page d'erreur: le site ne semble déjà plus accessible!!! ("Forbidden- You don't have permission to access / on this server.")


Et vous, qu'en pensez-vous? 
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jeudi 9 février 2012

Une vraie bonne bouffée de self-esteem...

Il y a quelques jours,  j'ai eu une vraie grande bouffée de "self-esteem" à l'américaine grâce à cet article repéré sur le site de America Adopts. L'optimisme américain est décidément "no limit" et d'un pragmatisme absolu, mais force est de constater que ça fait du bien par où ça passe!! Surtout que positiver un peu est nécessaire,  par les temps qui courent en matière d'adoption internationale...
Et tout ça est finalement assez juste ... de là à en déduire que les parents adoptants sont presque parfaits ;-) LOL !!
Si vous saviez comme je me sens bien tout à coup!

"Attendre, bien sûr, fait partie de la vie. Ca fait aussi partie du processus d'adoption. Pour une grande partie. En fait, si vous traversez cette période d'attente en ce moment, vous pouvez être tenté de penser que c'est la seule partie du processus d'adoption. Du début de votre agrément  jusqu'au matching, il semble qu'à chaque étape  vous êtes soit en attente de quelque chose ou de quelqu'un.
"Waiting. Wondering. And probably worrying, too" Attendre, s'interroger, et s'inquiéter aussi, probablement.
Il est difficile d'imaginer que quelque chose de bon  puisse sortir du fait de rester assis  à attendre que quelque chose se produise. Mais croyez-le ou non, il y a certains bénéfices à en retirer:


 Attendre :
- vous a appris à être plus patient: "l'adoption, c'est une question d'attendre la bonne opportunité au bon moment et de lui sauter dessus avant qu'elle ne disparaisse. Une chose est sûre: les bonnes choses n'arrivent quà ceux qui attendent"
Il va donc nous arriver des choses fabuleuses!
- vous a appris à davantage apprécier le fait de devenir parents : "la parentalité est un privilège, pas un droit".
 - vous a aidé à devenir plus résilient: "Adopting isn’t for sissies" ("adopter, c'est pas pour les mauviettes") je ne sais pas si ça fait référence aux films de Noël avec Romy Schneider que je me suis infusée tous les ans depuis toute petite, mais j'adore cette expression, I am not a sissie !!
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jeudi 12 janvier 2012

"Approved for adoption": save the date!

"Approved for Adoption",  adaptation de la bande dessinée de Jung, "Couleur de peau : miel" , sortira sur les écrans français le 6 juin 2012! La BD est top, j'espère que le film sera sympa... en tous, ça e, a tout l'air, au vu des premières images !
"Approved for adoption » évoque l’histoire méconnue des 200 000 enfants coréens adoptés de par le monde à travers la trajectoire de l’un d’entre eux. Adapté du roman graphique « Couleur de peau: miel » de Jung, le film revient sur quelques moments clés de sa vie (l’orphelinat, l’arrivée en Belgique, la vie de famille, l’adolescence difficile, etc.) et nous raconte les événements qui l’ont conduit à accepter ses mixités.
Le déracinement, l’identité, l’intégration, la sexualité, tout comme la famille recomposée et métissée sont autant de thèmes abordés avec poésie, humour et émotion... Basé sur un mélange d’animations et de prises de vues réelles, « Approved for adoption », film autobiographique de Jung réalisé avec la complicité de Laurent Boileau, raconte le destin de ce déraciné et sa quête pour se réconcilier avec ses origines."


Approved for adoption : Back to Korea par Mosaique-Films

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mercredi 4 janvier 2012

Bouleversants témoignages de parents adoptants et d'adoptés sur France Culture


De bouleversants témoignages de parents adoptants sont à écouter dans le premier volet d'un documentaire sonore de Julie Navarre et Jean-Philippe Navarre sur  FranceCulture-sur les docks 3/4 , après une diffusion autour de mi-décembre : "Loin des idées reçues et des tabous, des parents adoptifs ont accepté de parler à l’équipe de "Sur les docks". Ils livrent leur expérience, heureuse, malheureuse. Ils racontent les combats, les douleurs et les joies, ce chemin à construire avec leurs enfants. Si trop de silences et d’incompréhensions pèsent encore sur eux dans les moments de doute ou de difficultés, ils assument avec courage leur choix." 
Une émission dense, juste, touchante que j'ai adoré écouter. Une émission qui démarre avec ces mots " voir vos enfants pour la première fois c'est comme une naissance, avec de l'angoisse et de la joie" . Des parents qui témoignent de la "bombe d'amour" qu'est l'adoption, "c'est à la fois merveilleux et un cataclysme".  Des parents qui témoignent aussi de "l'arrachement" de l'enfant, très imprégnés de l'abandon et de l'histoire antérieure des enfants."Un soulagement et, à la fois, une angoisse" qu'ont les enfants les premiers mois... Le témoignage de Cécile Delannoy est également très intéressant, insistant sur "le lien psychique, la notion d'appartenance à la famille,  le fait de permettre à l'enfant adopté de s' enraciner dans la famille ", avec ses mythes, ses histoires de famille racontées aussi par les grands-parents, afin que "l'enfant adopté s'enracine dans sa famille et se sente héritier de ses mythes et pas seulement reçoive ou donne de l'affection". "Le lien avant d'être affectif est un lien de confiance, l'attachement, c'est la sécurité pour l'enfant qui a affaire à des adultes fiables".
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samedi 12 novembre 2011

L'avis éclairé de Christian Clavier sur l'adoption

Comme vous le savez puisque vous suivez ce blog avec une assiduité sans faille, le 9 novembre dernier est sorti le dernier chef-d'oeuvre de Jacqouille,  "On ne choisit pas sa famille". Désolée, mais je ne vais pas faire preuve d'un grand fair-play cette fois: les critiques sont catastrophiques et plutôt axées sur "le navet du boulet" et comment dire... j'en suis bien soulagée!!
Exemple chez Têtu:  «On ne choisit pas sa famille», film le plus gay de la semaine, n'est sûrement pas le plus gai. Encore moins le plus réussi. Même si elle sort des sentiers battus, cette comédie où les deux héroïnes sont lesbiennes et rêvent d'être mères tombe à plat.(...) On ne rit guère. On ne sourit pas plus.  Pire, si le film ne prétend pas être un plaidoyer pro-homoparentalité, il aurait pu faire passer un message. Mais il rate sa cible en n'étant ni émouvant, ni un tant soit peu militant."
Ou encore chez NiceMatin (ben oui, j'ai un peu diversifié mes sources... en même temps,vous avez vu la pleine page dans Le Monde, vous? ;-)...) : " À l’heure des débats sur l’adoption et sur l’homoparentalité, voilà un scénario qui pouvait venir au cœur d’un vrai sujet de société.(...) Tout sent le réchauffé dans une comédie très datée. Plutôt que saisir l’humeur d’un temps et d’un esprit nouveaux, il s’est souvenu de "La Cage aux folles"  pour verser dans un humour bien gras et balourd, avec des personnages grotesques et ridicules jusqu’à l’ambiguïté.Il s’est même réservé le pompon dans un rôle de beauf insupportable.  On ne choisit pas sa famille, mais heureusement on peut choisir ses films"

Mais je crois que les sommets sont atteints dans les interviews du réalisateur himself, entre ses avis sur l'adoption et ceux sur les inondations à Bangkok... Best-of des perles de Jacqouille à propos de l'adoption, dans les interviews qu'il a majoritairement réservées aux journaux belges (?!):
- '"J'ai beaucoup d'amis qui ont adopté, et c'est un enfer, que d'adopter (un peu exagéré peut-être ?). J'ai aussi des amis homosexuels qui ont envie d'adopter (...) Je n'ai aucun message à donner. (...) Deux choses nous ont intéressés: faire vivre les personnages et, parce que c'est très important dans l'adoption, nous placer du point de vue de l'enfant (nan, lui ausssi !!!! ). Quant au film, ce n'est pas parce qu'il est interdit d'adopter quand on est homosexuel qu'on n'a pas le désir de le faire. Et si la Thaïlande est un pays de tolérance, ce n'est pas exactement le cas sur ce sujet-là. (ça, c'est vrai, en même temps on l'a briefé)C'est la complexité de la vie… qui me fait vous dire que je n'ai pas de message parce que je ne vois pas quel type de message je pourrais avoir. (là )
- "On a tous des amis qui ont eu envie d'adopter. C'est un enfer, un parcours du combattant. J'ai des amis homos qui ont eu envie d'adopter et c'est franchement interdit, en Thaïlande comme en France. Cette interdiction ne leur enlève pas le désir d'avoir un enfant. J'ai eu envie de réunir deux jeunes femmes séduisantes, pas deux camionneuses, pour ne pas tomber dans un cliché. Quand les gens veulent adopter, ils vous parlent d'eux, d'abord. Ils disent qu'ils vont changer la vie d'un enfant. C'est vrai. Mais nous, on a voulu se mettre du point de vue de l'enfant. Il va bouleverser la vie des adultes, et c'est bien normal. C'est ce qu'on voulait montrer dans ce film." (Gloups!) (le lien est ici)
- "je ne voulais pas que le sujet plombe la comédie, ni que la comédie édulcore le sujet" (là)

En bref et pour conclure:
- « Je ne suis pas ni à fond pour ni à fond contre. » ( en parlant de l’homoparentalité) (ici)



Contrairement à leur réalisateur, les acteurs du film ont, eux,  un avis sur le sujet de l'adoption ou de l'homoparentalité. Jean Reno explique ici que "à partir du moment où le sgens s'aiment, je suis pour", mais la seule qui développe vraiment son point de vue, c'est Helena Noguerra, là:
"Je suis pour, il faut laisser les parents homo adopter car c’est toujours mieux que de passer une vie à l’orphelinat. Pareil pour le mariage homo, on ne peut pas légiférer sur la sexualité des gens, pour moi c’est de l’ordre du privé. L’homosexualité ne m’a jamais choquée. Je prêche pour que des lois leur donnent les mêmes droits qu'à tout le monde."


Vous l'avez vu, vous?
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