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mardi 19 juin 2012

Consultation pré-adoption

Vous me direz, quelle drôle d'idée d'effectuer une consultation pré-adoption après 3 ans et demi d'attente? C'est pourtant ce que nous avons fait , le 24 mai dernier, en nous rendant à Dijon , chez le docteur De Monléon. Tant qu'à faire, autant aller voir ZE spécialiste de la question... 
Alors, comment ça se passe? Tout d'abord, nous avons abordé notre parcours parental, notamment le parcours pré-adoption, et ensuite évoqué tout notre parcours d'adoptants en attente. L'objectif était aussi pour nous de nous renseigner sur un certain nombre de pathologies auxquelles nous sommes ouverts dans le cadre de notre 2ème agrément. Echanges précis et clairs, rassurants aussi, confortant ou complétant avantageusement les premières infos glanées ici ou là.
Nous avons aussi beaucoup échangé sur la Thaïlande, son système médical, les pathologies rencontrées, son sérieux en matière d'adoption, mais aussi sur d'autres pays envisagés, sous le même angle.
 Enfin, nous avons parlé de nous:  discussions sur notre quotidien,  notre organisation du temps,  la manière dont nous envisageons l'arrivée des enfants par rapport à notre travail. Et également de bilans médicaux divers pour nous, histoire d'être sûrs d'être en bonne santé à l'arrivée des enfants, pour être au maximum de notre disponibilité.
Nous sommes ravis d'avoir eu des réponses à nos doutes et interrogations, que nous avons pu librement évoquer. Nous sommes ravis d'avoir pu échanger avec le docteur de Monléon pendant plus d'une heure trente. Il a pris son temps, tant pour écouter que pour expliquer. Toujours juste, pertinent, bienveillant. Un peu comme sur son blog, bourré de bons conseil, ou dans son bouquin ("Naître là-bas, grandir ici").
Dans cette interminable attente, ce type de rencontre, cette écoute, attentive et bienveillante, ont le don de rasséréner, et de redonner du sens au temps qui passe indéfiniment, en se recentrant sur les fondamentaux et les essentiels que l'on perd parfois un peu de vue. Une étape supplémentaire, encore, dans ce long processus de maturation, à n'en pas douter... En tous cas, si vous avez une "COCA" près de chez vous (ou même loin d'ailleurs!), allez-y, ça vaut le coup, même bien avant l'arrivée de l'enfant!

Merci, merci infiniment,  Docteur;-) !

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lundi 27 février 2012

Amandine et René...


Vendredi dernier, Amandine "premier bébé-éprouvette français", a fêté ses 30ans, l'occasion pour René Frydman de faire un bilan et pour la presse, de se pencher un peu plus souvent qu'à l'habitude sur le sujet, la presse dite "sérieuse" notamment, mais bizarrement, assez peu la presse féminine (RAS dans le ELLE de cette semaine !!! que se passe t il donc chez Elle, d'ailleurs ? mais c'est un autre sujet...).
Je publie ici un certain nombre d'extraits d'interviews du Professeur, toujours profondément réfléchi et interéssant, que j'avais bien sûr pu découvirr dans certains de ses bouquins  sur le sujet des FIV bien sûr, mais aussi dans la post-face qu'il avait rédigé pour Coco Tassel. J'apprécie ses analyses, ses points de vue, je dois dire qu'il n'y a que sur la GPA que je ne suis pas tout à fait d'accord avec lui ! Bref, un grand, très grand monsieur, que je... vénère, oui, appelons les choses par leur nom ;-)

"René Frydman, 68 ans, est l'ancien chef du service de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine). Il a à son actif une impressionnante série de premières. Il est le père scientifique d'Amandine, le premier bébé-éprouvette né en France, en 1982.(...) Avec son équipe, M. Frydman est également à l'origine de la première naissance après congélation d'un embryon, en 1986, et après congélation d'ovocytes, en 2010. Il a réalisé la première naissance après diagnostic préimplantatoire en France, qui permet de sélectionner des embryons indemnes de maladies héréditaires graves. On lui doit enfin, en janvier 2011, la naissance du premier "bébé du double espoir", dont le sang du cordon a permis de réaliser une greffe de moelle sur sa soeur malade."

Les souvenirs d'Amandine
L'équipe du professeur René Frydman et du biologiste Jacques Testart se souvient de l'ambiance après l'accouchement. "La mère était censée être ma cousine. Donc, quoi de plus normal que la chef sage-femme et le professeur Frydman passent la voir" en salle des naissances, raconte Violaine Kerbrat. "Pour la sortie incognito d'Amandine et de sa maman, je portais le bébé et, avec sa mère en robe de chambre, nous avons rejoint l'ambulance par des couloirs du sous-sol."
René Frydman précise : "Il y avait le bonheur d'avoir accompagné une naissance et de me remémorer la fécondation in vitro, neuf mois plus tôt, qui avait rendu l'événement possible. J'avais aidé à ce que l'accouchement d'Annie, la mère d'Amandine, soit naturel, alors que jusque-là ces accouchements se faisaient par césarienne, pour éviter toute angoisse du médecin. Donc son accouchement a été à la fois tout à fait ordinaire, et en même temps extraordinaire. Ce choc fait que sur le coup vous ne savez plus très bien où vous en êtes.
Aujourd'hui, Amandine dit avoir "les mêmes défauts, qualités, questionnements que chacun. La FIV a forcément influencé mes parents, ça leur a rendu service, mais, moi, ça n'aura aucunement influencé ma vie", explique-t-elle. René Frydman confirme: " Nous avons gardé des liens, d'abord avec ses parents, bien sûr. Mais je ne crois pas que le fait d'être le premier enfant issu d'une FIV ait changé sa vie." 
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dimanche 8 janvier 2012

Une série d'articles lucides sur l'adoption internationale

Lucides mais ...."raides", quatre articles québécois hyper-précis de Baptiste Ricard-Châtelain pour "Le Soleil" , sur le nouveau paysage de l'adoption internationale. Sans aucune illusion sur la difficulté de "l'exercice", que ce soit la difficulté de l'attente ou la difficulté renforcée de la parentalité adoptive, du fait de l'évolution du  profil des enfants adoptables. Une douche froide, mais réaliste et salutaire, avec plein d'exemples de pays, notamment asiatiques. Au moins, les choses sont dites! Je vous en cite ici les passages les plus marquants, mais n'hésitez pas à aller les lire (en cliquant sur les sources, tout en bas).

La fin de l'illusion du bébé parfait 
L'adoption internationale est devenue un interminable chemin de croix. Tellement, que Québec entend forcer les futurs parents qui rêvent de cueillir un poupon en des contrées lointaines à suivre une formation pour qu'ils sachent dans quel bateau ils embarquent. (voir à ce sujet le dernier numéro du SAI précisément sur la préparation à l'adoption ici ). Entre le fantasme du bébé parfait de quelques mois et la complexe réalité des enfants disponibles, il y a un monde d'illusions à déconstruire. (...)
La demande est toujours aussi forte, mais le nombre d'enfants jugés «adoptables» est en chute libre. Beaucoup de nouveau-nés trouvent maintenant une famille sur place, dans leur pays d'origine. Ces nations offrent donc aux adoptants de l'étranger de plus en plus de garçons et de fillettes plus vieux, souvent étiquetés «besoins spéciaux» (lire ici qu'ils cumulent des problèmes de santé physiques et psychologiques). " Il y a encore des bébés disponibles, mais ils sont rares et il faut attendre cinq ans, six ans. La plupart des enfants seront plus âgés, fréquemment en fratrie, parfois handicapés." 
«Il est de plus en plus important que les parents soient préparés» (...) «Le but, c'est d'allumer des lumières rouges pour que les gens puissent aller plus loin.» (...) «Il faut les outiller à devenir des parents d'exception», réclame le Dr Chicoine «Ça prend des compétences particulières et un gros portefeuille.» (...)
«On arrive à une sorte de cul-de-sac. Ce n'est pas rose du tout, lance-t-il. C'est complètement changé, le monde de l'adoption depuis quelques années. C'est vraiment un autre monde.»
Malgré tout, le projet d'adoption demeure tout à fait réalisable, tempère le Dr Jean-François Chicoine. Les défis sont certes nombreux. «Ce qui n'empêche pas de super belles histoires.» (...)
 «Ils ont les mêmes besoins que les autres enfants, mais ils ont des "options" supplémentaires, ils ont besoin d'un entretien spécialisé.», précise  Johanne Lemieux. «Ils ont été en malnutrition générale - affective, alimentaire, sensorielle -, ces enfants.»
«Le mythe que les bons soins et de l'amour règlent tout, c'est faux et archifaux», explique Johanne Lemieux. «Il faut que tu sois conscient que ça va prendre des connaissances supplémentaires pour soigner les blessures invisibles. [...] Ils vont avoir besoin de parents particulièrement disponibles et "connaissants".»

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mardi 17 mai 2011

Le difficile parcours des couples infertiles

J'ai été très touchée par cet article de LaCroix. Rarement,  j'ai lu un article sur le sujet aussi juste et aussi proche de ce que j'ai pu ressentir ou vivre tout au long des différentes étapes de notre parcours. Pourtant, j'en ai lu un certain nombre ! 
J'ai notamment trouvé très lucides les remarques de Isabelle Tilmant, psychothérapeute, ainsi que celles de Joëlle Desjardins-Simon, pschanalyste en PMA, que je ne connaissais pas, et dont j'ai découvert qu'elles avaient écrit plusieurs bouquins sur le sujet (ici et là). Je vais peut-être me plonger dans ces lectures... les connaissez-vous? Si oui, votre avis m'intéresse!

Je crois que ce que j'ai trouvé juste dans cet article est la reconnaissance de la  difficulté du parcours, de la souffrance qu'il engendre, et de la persistance de celle-ci au fil du temps : « Ce n’est pas seulement d’un désir d’enfant qu’il faut faire le deuil, mais aussi de tout l’investissement, de tous les rêves faits autour de cet enfant. Cela prend beaucoup, beaucoup de temps, des vagues de douleur reviennent régulièrement, donnant l’impression décourageante de régression. Mais accepter ce processus de deuil, avec toutes les émotions violentes qu’il soulève, permet de le dépasser.» 
Je trouve particulièrement justes ces "vagues de douleur qui reviennent régulièrement", surtout, et en général, quand on s'y attend le moins, très soudainement,  comme une espèce de bouffée d'angoisse ou de tristesse qui prend tout d'un coup... à cause d'une expression, d'une remarque, ou encore du regard ou des mots d'un enfant...et on se reprend en une seconde tout son parcours en pleine figure.


PS: je reproduis l'article entier ici, craignant que le lien ne disparaisse à un moment donné... car je tiens à conserver cet article!!

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dimanche 8 mai 2011

Les recommandations du rapport sur le déploiement de l'AFA à l’étranger

FranceDiplomatie a publié le rapport sur le déploiement de l’Agence française de l’adoption (AFA) à l’étranger, rédigé par les inspections générales des Affaires Sociales et des Affaires Etrangères. 
42 recommandations sont faites à l'AFA ou au SAI pour optimiser le fonctionnement de l'AFA et ses résultats. 
Dans la synthèse, le rapport reconnait deux progrès majeurs déjà réalisés: la création d'une véritable autorité centrale et la nette amélioration des relations avec les OAA et les associations de parents adoptifs. Pour ce qui est de l'amélioration de la relation avec les associations de parents et avec les adoptants, je partage l'avis du rapport; je trouve que de véritables efforts ont été faits en ce sens par la nouvelle directrice... même si l'incidence sur les résultats est faible, l'information est un peu plus disponible et surtout les rédacteurs savent se rendre dispos pour des entretiens ou des renseignements par mail: on bénéficie d'une meilleure écoute, c'est certain!  
En dehors de ces deux points, la longue liste des recommandations est assez sévère, mais me parait tout à fait judicieuse et nécessaire ! Il serait bon que ce rapport ne soit pas trop enterré...
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jeudi 5 mai 2011

La France, 10e meilleur pays pour être mère!

Slate a publié hier des extraits du rapport annuel de l'ONG "Save the children" sur les meilleurs pays où être mère. "Où fait-il meilleur être mère dans le monde? Le «meilleur pays» est la Norvège, où les taux de mortalité maternelle et infantile sont faibles, l’espérance de vie des femmes et la scolarité sont longues et où les femmes ont des congés maternité d’environ un an". 
L'étude divise le monde en trois groupes de pays selon leur niveau de développement. 
La France arrive en 10ème position du premier groupe des pays, les 42 pays développés. 
La Thaïlande arrive en 20ème position du deuxième groupe de pays, ce qui la place donc au 62ème rang.

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lundi 2 mai 2011

"Adoption : blessures secrètes", le doc

Moi, j'ai beaucoup aimé le doc sur l'adoption qui est passé hier soir sur France 3. Pourtant, je dois dire que j'avais quelques craintes au vu des articles qui le présentait (voir LeFigaro), axés uniquement sur l'échec de l'adoption: or, ce doc va bien au-delà, et aborde l'échec de l'adoption, c'est vrai, mais pas que, et loin de là! 
J'ai vraiment apprécié le regard lucide, le "parler-vrai" et la subtilité des différents témoignages, interviews, reportages qui permettent d'apprécier l'adoption dans toute sa complexité. Sûrement parce que, tout au long du reportage, les points de vue, ressentis, avis des adoptés et des parents adoptants sont pris en compte de façon équilibrée, tout au long de chacune des étapes du process d'adoption, voire bien après.
Pour une fois, c'est donc à la fois grand public et pour les adoptés, et pour les adoptants. Pour une fois, on ne survole pas le sujet à l'aide des clichés habituels... Ce doc creuse les choses, va au bout des choses et apporte aussi à ceux qui sont concernés par l'adoption: habituellement, les reportages sont beaucoup plus superficiels et j'ai souvent le sentiment que ça n'apporte pas grand chose. Là, c'est l'inverse! C'est extrêmmement complet, et surtout, pour une fois, ce n'est pas "à charge"!
Je crois que c'est aussi dû au fait que l'approche associe des familles, des adoptés, avec leurs émotions, leurs histoires, leurs ressentis, leurs personnalités ... et des reportages sur les aspects de la démarche d'adoption, aspects médicaux, administratifs, dans un conseil général, un orphelinat, un hôpital. J'ai par exemple adoré la scène de la découverte de l'album photo , dans un orphelinat, l'étonnement des enfants, leur curiosité et la simplicité avec laquelle la nounou leur explique les choses, "pour les habituer"... 
J'ai été très touchée par les témoignages des adoptés, notamment Julien, né en Ethiopie, et David, né en Corée. 
Julien, sa joie de vivre, son optimisme, ses yeux brillants, qui dit son bonheur, notamment lors de sa rencontre avec ses parents :"j'étais heureux, j'avais quelqu'un qui s'occupait de moi, qui m'avait désiré, c'était super"
David, à l'inverse, à la fois plus posé, qui donne le sentiment d'avoir plus souffert tout au long de son enfance mais qui donne aussi aujourd'hui le sentiment d'une certaine sérénité. Il parle de façon très émouvante de ses premières années à l'orphelinat (il a été adopté à 7 ans): "j'avais un sentiment de grande solitude, et en même temps d'attente, attente qu'il se passe quelque chose, soit qu'on revienne me chercher, soit qu'on m'adopte".  "Au début, l'attention que me portaient mes nouveaux parents me paraissait inhabituelle et intrusive, je sentais une sorte d'obligation de les aimer»...
Le reportage en Corée sur la rencontre de Maylis et son frère (dont j'ai oublié le prénom, David aussi, je crois) avec leur mère biologique et leurs grand-parents est poignant... un vrai "coup de poing dans le ventre", mélange de déception, de soulagement, de douleur finalement consolée par la mère adoptive,  "je croyais que j'avais été insignifiante"...
Et l'échec est abordé, aussi. Les difficultés. "La différence entre l'enfant rêvé et l'enfant réel", comme le dit le professeur Choulot, filmé lors d'une conférence au redoutable mais salutaire parler-vrai! 
L'histoire, terrible de Jonathan et de la famille qui a été la sienne quelques années, déstabilisante, dérangeante, qui interpelle une fois de plus sur l'apparentement... le "père" se demandant si sa famille était bien celle qu'il fallait pour cet enfant-là ... et le désespoir toujours palpable de sa "mère", qui m'a beaucoup fait penser à la journaliste du NYTimes qui avait l'an dernier témoigné sur son échec, elle aussi (ici).
L'histoire de cette jeune fille d'origine roumaine hospitalisée en psychiatrie... et la "sur-représentation" des enfants adoptés dans ces services, selon le pédopsychiatre du CHU de Nantes... ce qui va à l'inverse de ce que j'ai pu lire dans certaines études, mais qui semble être son constat.  
Les difficultés d'une maman à se sentir mère véritablement d'un adorable petit garçon né au Mali...ou les doutes  d'une mère devant le comportement difficile de son petit garçon (celui sur la balançoire, je n'ai pas retenu son prénom)  et l'écoute bienveillante de la pédospychiatre Marie-Odile de la Pérouse de Montclous, qui les aide. 
Et ce "mot de la fin", assez terrible, asséné par une Anne-Laure dont on sent le parcours douloureux, qui cite une autre adoptée: "vous êtes mes parents, sans aucun doute, mais nous n'avons pas les mêmes ancêtres". Redoutable. Et juste. Mais... je pense que ce doc montre justement qu'il y a un "mais", que malgré ces difficultés, cette complexité, ça peut marcher!  
C'est vraiment un doc précieux, d'une très grande richesse, et qui je vais revisionner une seconde fois, au moins, pour saisir encore des subtilités qui auraient pu m'échapper!
Vous avez aimé, vous? 
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lundi 31 janvier 2011

Journée Elisabeth Rousseau: Julien Pierron - séparation vs abandon

Je vous ai dit que j'avais beaucoup apprécié l'intervention de Julien Pierron. En fait, c'est un médecin généraliste, lui-même adopté,  qui a fait sa thèse avec JVM (qui vous le présente ici). Il a effectué une étude statistique sur les patients de JVM de 1999 à 2006. Et puis c'est un gars sympa avec lequel j'ai un peu discuté à la pause déjeuner, ouvert et  concret!
Je me permets de reproduire ici une partie de mes notes lors de l'intervention qu'il a présentée à la JER vendredi. J'imagine que les supports seront probablement dispos via la page FB de la JER (ici) ou sur son blog? A suivre..

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jeudi 14 octobre 2010

Et enfin, "Un hiver à Central Park"

Ca,  c'était hier soir sur Canal. Un film US bien ficelé, Nathalie Portman très juste, un bon moment...
Mais qui m'a plus bouleversée que ce je pensais.
Le souvenir des fausses-couches est remonté à la surface, alors que je le pensais mieux enfoui... comme quoi...

Voir la vidéo : UN HIVER A CENTRAL PARK - BA CANAL+
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J'ai aussi vu "Vital Désir"

Bon c'est pas le film du siècle, mais c'est un téléfilm plutôt pas mal fait, qui raconte le parcours d'une fille DES - voir le post de Moushette qui nous a signalé ce téléfilm, et le "pitch" dans ELLE.
Moi, je ne suis pas une "fille DES", mais je me suis bien retrouvée dans le parcours de FIV, la course pour le concillier avec le boulot, la fatigue, les tensions...
Un docu-fiction pédagogique...
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lundi 4 octobre 2010

Le Nobel pour les FIV

Ce soir, en rentrant du boulot, j'apprends sur France-Info que  le prix Nobel de médecine a été attribué  au physiologiste britannique Robert G. Edwards, 85 ans, l'inventeur de la fécondation in vitro.  Et dire que je ne le connaissais même pas ! Après 4 ans de FIV...
Selon LeMonde Robert Edwards a été récompensé "pour le développement du traitement de la fécondation humaine in vitro. Ses découvertes ont rendu possible le traitement de la stérilité qui affecte une large proportion de l'humanité et plus de 10 % des couples dans le monde", salue le comité dans un communiqué. Le 25 juillet 1978 naquit enfin le premier "bébé éprouvette", Louise Joy Brown. 
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vendredi 30 avril 2010

Baby-blues post-adoption

J'avais conservé un article du 12 avril du LeFigaro, qui évoquait un sujet peu abordé autour de l'adoption: le baby-blues des mères, dans des proportions comparables aux mères biologiques. Je n'avais encore rien lu sur ce sujet, notamment pas dans les blogs que je suis. Je ne sais pas si c'est fréquent...? En même temps, je ne suis pas sûre que les personnes à qui cela arrive trouvent la force d'en parler, ou même identifient ce qui leur arrive comme tel. Et un passage à vide après avoir si longtemps attendu son enfant, sans être une véritable dépression, est peut-être aussi une étape "normale", ou pour le moins, "habituelle" ? Ce projet qui nous aura occupé si longtemps, pendant tant d'années, et qui soudain devient réalité, alors que c'était presque devenu irréalisable tant on a dû attendre... Avez-vous éprouvé ce "baby-blues" après avoir adopté? quelle difficultés avez vous rencontrées? comment vous en êtes-vous sorties?
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lundi 5 avril 2010

Les comportements des enfants adoptés à leur arrivée

Une interview du Dr Chicoine, pédiatre québécois spécialiste de l'adoption,  à propos des enfants haitiens récemment arrivés, lui donne l'opprotunité de brosser les trois types d'attitude des enfants au début de leur relation avec leurs parents adoptifs. Je reproduis ici l'extrait de l'article sur ce point:
" Il y a trois grands types de réactions, que le pédiatre rassemble sous les trois F: fight, flight ou freeze.
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vendredi 3 juillet 2009

Guide pour les médecins

La Fondation Mustela vient d'éditer un guide de l'adoption à l'attention des médecins, hyper-pédagogique, rédigé par JV De Monléon et A de Truchis, entre autres... à télécharger ici
Toutes nos félicitations également à Bavhani, contributrice, et fille de l'une des meilleures amies de Maman !
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dimanche 17 mai 2009

paroles, paroles

Vendredi soir, groupe de parole avec EFA de mon département. Thème: une fois l'enfant arrivé, avec un pédopsy local.
5 couples et moi; tous avaient adopté en 2008 (3 à l'ASE, 1 en Chine), sauf un couple parents d'ado de 14 et 18 ans (Roumanie et Vietnam).

Echanges plutôt sympas et aisés, les apports du psy ont permis de prendre un peu de recul et de faire passer quelques messages principalement rassurants, tant pour les parents que pour les enfants. Quelques astuces aussi, principalement de vigilance et d'écoute.

On n'a malheureusement pas pu échapper à quelques platitudes habituelles (l'adoption c'est la rencontre de deux désirs, etc...), mais l'ensemble était plutôt chaleureux et bienveillant. Et ça permet de créer des liens avec des personnes dans une situation similaire, ce qui est plutôt interéssant...

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jeudi 30 avril 2009

RFI

Ce jour, dans l'émission Priorité Santé sur RFI, thème: "Les enfants adoptés" .
Avec une interview du Dr Jean-Vital de Monléon, pédiatre au CHU de Dijon, qui dirige la plus importante Consultation d’orientation et de conseil pour l’adoption et madame Barry Bibata Gnandou, Ministre de la promotion de la femme et de la protection de l'enfant au Niger et avec des témoignages de familles, et de l'association Les Enfants de l'Espérance, Organisme Autorisé pour l'Adoption, avec Mouschette, du blog du même nom

Pour trouver le lien RFI,et écouter l'émission, cliquer sur le blog de JV de Monléon

Deux super interviews!
1. c'est sympa d'entendre "en vrai" 2 stars des blogs de l'adoption :)))
2. c'est super intéressant: moi j'adore les témoignages, parce que ça m'aide à me projeter et à me poser des questions sur "ça sera comment, alors? j'ai hâte!"
Et JVdeM a reprécisé que les adoptions en Thaïlande se passent très bien, que c'est un pays très "propore", comme la Colombie.
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dimanche 26 avril 2009

Attente

Voilà de quoi relativiser!!
C'est long, pénible et "prise de tête" d'attendre, pour nous ...mais pour les enfants, ce temps d'attente est bien pire....
Le site Quebecadoption.net publie un article sur l'attente d'apparentement ... du point de vue des enfants
" Dans les pays d’origine comme dans les pays d’accueil, on justifie les longs délais pour les placer en disant viser leur intérêt. Mais, l’intérêt supérieur de l’enfant est-ce de passer des semaines, des mois, des années en orphelinat, le temps que les adultes s’entendent sur son adoptabilité ou n’est-ce pas plutôt de lui trouver une famille adéquate dans les plus brefs délais afin qu’il souffre moins ? Le temps d’attente a des conséquences beaucoup plus graves chez un enfant que chez un adulte. C’est toute la structure de son être qui est fissurée et qui ne pourra jamais être réparée tout à fait.
Comment réduire le temps d’attente pour les enfants, ce qui serait leur véritable intérêt, tout en respectant avoir pris toutes les mesures nécessaires pour les faire adopter dans leur propre famille, ou dans leur pays d’origine ? Cette question doit être débattue en toute partialité dans l’intérêt réel de l’enfant, car les ravages du temps d’attente peuvent lui être beaucoup plus nocifs que l’adoption internationale."


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mardi 31 mars 2009

Adopte-moi, France 5

Bon, je sais, ça fait un moment que l'émission est passée, mais j'avais pas trop eu le temps d'en parler... je suis en vacances, quand même!!

Nous, on a beaucoup aimé ces deux séries d'épisodes. C'était intime, émouvant, au plus près des sentiments des enfants et des futurs parents ; le doc était tourné vers les enfants et pas trop sur l'habituel parcours du combattant des futurs adoptants....

Les apports des trois toubibs, Boris Cyrulnik, Edwige Antier et Fanny Cohen-Helsem permettaient de prendre un peu de hauteur et de decrypter les émotions, pour comprendre encore un peu mieux ce qui peut se passer pour les enfants dans ces moments-là...
On a enregistré pour re-visionner tout ça, car il y a sûrement des astuces à retenir ...

Sur la première soirée, on a été impressionnés par les personnes en charge des enfants, et ce, quelque soit le pays: une véritable implication, des gens super attentionnés, visiblement attachés aux enfants dont ils (le plus souvent elles) s'occupent... Admiratifs!!! Tous ces soignants ont un autre point commun: ils parlent beaucoup aux enfants, même (surtout?) aux tous petits , comme la psy de l'Eure avec la jolie petite fille de 2 mois, à qui elle a expliqué chacun des étapes avec beaucoup de précisions.. et Léa semblait effectivement comprendre...

Sur le deuxième mardi, ce sont les enfants qui nous on le plus impressionnés: chacun vit tout ça avec sa personnalité, et les réactions sont très diverses ... On comprend tellement mieux ce qu'ils peuvent ressentir... On a adoré Henri, fort circonspect au départ: "t'es qui toi?" semblait-il dire à ces (ses) nouveaux parents ... pour, après quelques semaines, sembler parfaitement épanoui, et surtout beaucoup plus souriant!

On a aussi été très impressionnés par la vitesse à laquelle les enfants comprennent puis apprennent le français, notamment, les 3 petits lituaniens... au départ, des "conversations" détonnantes (quelque chose comme "quand est-ce qu'on va se coucher?" réponse: "non, il ne neige pas en France" ...), mais des enfants super à l'aise et qui s'accomodent en rigolant de ce langage différent ... quelle capacité d'adaptation!!

Enfin, la dernière partie était très émouvante: la maman burkinabe qui vient "confier" son bébé, tout en pudeur, en tristesse muette ... elle le dévorait des yeux...


Pour ceux qui auraient loupé ces docs, aller sur Orange puis : http://www.totalvod.com/ et taper "adopte-moi"





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jeudi 19 mars 2009

Les conseils de la "Edwige Antier" thaïe

Ce soir, en parcourant le site du Bangkok Post, je suis tombée sur cet article incroyable: tous les conseils de "AUNTIE DOCTOR, the nation's most beloved paediatrician "

Cette "Edwige Antier" thaïe, c'est la Professeure Emerite Dr Chanika Tuchinda, 69ans, icone en son pays et surnommée "Khun Pa Mor" (Auntie Doctor) ou "Khun Yai Mor"(Grandmother Doctor).
Son best-seller depuis 25 ans : un bouquin de 500 pages intitulé "Koo Mue Liang Luk" (How to raise a baby - comment élever son enfant), mélange de pratique médicales occidentales et de croyances traditionnelles Thaies, incluant des enseignements boudhistes. La 26ème édition de ce bouquin sort, ça fera 1 million de lecteurs !!

Je ne résiste pas à l'extrait sur le potentiel de résilience à développer chez les enfants en temps de crise économique mondiale ....

"RESILIENCY QUOTIENT

Rearing your child with a fighting spirit requires implanting at an early age the following values:
- If a child falls, they can get up by themselves or if a child embarks on anything, he or she should complete it.
- If a child plays a game, they are responsible for keeping that game in its proper place.
- Homework should be done by themselves until it is completed. If they don't finish their homework, they should not get up or go to play. Studying should be done with diligence. No matter how hard it is, they must try their best.
- Children must learn to be patient and unselfish. They must be disciplined and not be lazy. They must have determination, be hard working and not be dependent on household help.

Dr Chanika usually helps educate parents on child rearing.
If a child is exposed to the aforementioned qualities, he or she will have RQ. When faced with an obstacle or stressful situation, they should stand by the principle of ''face, fight and finish'', which in layman's terms is to confront the problem, tackle the problem and find a solution.
This is the secret formula for rearing children in this era."



Pour retrouver l'intégralité de l'article, cliquer ici:




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